A la Une

Zoom Afrique + Journal du 18 juin 2020

L’actualité en Afrique :

  • La Chine va alléger la dette de certains pays africains (Télévision d’Etat)
  • Côte d’Ivoire : l’exécutif signe 12 accords avec les usiniers pour renforcer la transformation d’hévéa
  • Le Ghana enregistre une croissance de 4,9% au premier trimestre 2020

 

 

Les analyses de la rédaction :

Sénégal/Côte d’ivoire: chantage américain ?

Moody’s Investors Service (Moody’s) a, ce 12 juin, révisé la révision à la baisse de l’émetteur à long terme Ba3 du gouvernement de Côte d’Ivoire mais aussi du Sénégal en devises étrangères et locales et des notations senior non garanties en devises étrangères. Moody’s a également confirmé la notation à court terme de l’émetteur à Not Prime (NP).

Mais pourquoi cette décision ? Les deux pays de la côte sont visés et ceci ressemble plutôt à une tentative de chantage visant une extension territoriale dans cette région stratégique.

On se rappelle qu’il y a une semaine, une position de l’armée ivoirienne à Kofolo (nord), proche de la frontière avec le Burkina Faso, a été attaquée par des inconnus armés et avait fait plusieurs victimes au sein des militaires.

Cette attaque, quelques semaines après une opération conjointe des armées de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, pays partageant quelque 580 kilomètres de frontière, a permis de démanteler une base terroriste en territoire burkinabé.

Bien que la pandémie du coronavirus ait affecté l’économie mondiale, le gouvernement sénégalais a mis en place un programme de résilience économique et sociale afin de renforcer le système de santé et de soutenir les ménages, la diaspora sénégalaise ainsi que les entreprises et leurs salariés pour atténuer les effets de la crise imputable à la COVID-19.

La Côte d’ivoire a de son côté enregistré un taux de croissance à 7,4% en 2018, et a réalisé une performance parmi les plus élevées de l’union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Depuis quelques années, le pays poursuit sa dynamique de croissance ; plus rien ne l’arrête, au point qu’il est « envié par de nombreux pays ».

Cette décision de Moody’s n’est donc qu’une tentative de déstabilisation visant ces deux pays de l’Afrique de l’ouest qui se distingue de plus en plus du clan colonialiste.

RDC: nouvelles pressions sur Tshisekedi

Les pressions se multiplient contre le président congolais, Félix Tshisekedi, pourquoi ? Pour qu’il cède aux exigences franco-US…

Après des jours et des jours de procès contre Vital Kamerhe, le juge Raphaël Yanyi qui présidait les audiences du procès Vital Kamerhe et ses coaccusés dans le cadre du programme d’urgence de Félix Tshisekedi Ovungu est décédé la nuit du 26 au 27 mai.

Les pressions ne s’arrêtent pas là : Amnesty International tance le président congolais dans son dernier rapport. Félix Tshisekedi à qui l’ONG reproche de ne rien faire pour donner le sentiment d’une justice à ceux qui ont souffert de la répression sous les dernières années de Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi avait promis de ne pas « fouiner » dans le passé. Et c’est bien ce que lui reproche Amnesty International. Depuis son arrivée au pouvoir, les victimes de la répression politique n’ont toujours pas obtenu justice, même pas les militants de son propre parti. Entre 2015 et 2018, elle a fait plus de 300 morts, des milliers de blessés et détenus arbitraires, selon la conclusion d’un rapport intitulé « Sans suite », écrit RFI à ce sujet.

Tout ceci est dans un seul objectif : éterniser la présence occidentale en RDC et préparer le démembrement de ce grand pays d’Afrique centrale qui a depuis des années échappées aux ingérences occidentales grâce aux politiques souverainistes de l’ex président Joseph Kabila. Le fait que Félix Tshisekedi ne cède pas aux exigences franco-US agace… Ce n’est pas sans raison d’ailleurs, qu’il y a une semaine on parlait de l’incursion de soldats étrangers dans les régions instables de l’est et du nord-est de la République démocratique du Congo.

Accord au Soudan du Sud sur le contrôle des États régionaux

Le président sud-soudanais Salva Kiir et le vice-président et ex-chef rebelle Riek Machar ont conclu mercredi un accord sur le contrôle des 10 Etats que compte le pays.

Le camp de M. Kiir a obtenu le contrôle de six Etats, dont celui de l’Unité, convoité pour ses ressources pétrolières, et celui d’Equatoria-central, où se trouve la capitale, Juba, le camp de M. Machar s’est vu attribuer trois États, dont le Haut-Nil, le plus important en termes de production de pétrole, et un autre groupe signataire de l’accord de paix, l’Alliance de l’opposition du Soudan du sud (SSOMA), l’Etat de Jonglei.

A quoi rime cet accord ? Réponse avec Luc Michel, géopoliticien.

Source: Press TV

Journal du 18 juin 2020

 

Certaine presse accuse l’Iran de s’être alignée sur l’OTAN en Libye: vrai ou faux?

Le président turc, Recep Erdogan./AFP

En Libye, l’Iran s’est-il mis à soutenir la Turquie « expansionniste » et donc l’OTAN contre la Russie? la presse mainstream tend ces derniers jours à placer la toute récente visite du ministre iranien des A.E en Turquie om il a tenté tant bien que mal de ranimer l’accord d’Astana sous le signe du soutien de l’axe de la Résistance à l’entreprise expansionniste d’Ankara en Méditerranée orientale. Au fait au moment où ces lignes sont écrites, les combats se poursuivent de plus bel à Syrte où le duo Serraj-Turque tente une percée par « rebelles syriens » interposé sur fond de tensions grandissantes avec la Russie dont les ministres de la Défense et des A.E. ont refusé de se rendre à Ankara.

Erdogan s’estime désormais en position de force en Libye et refuse tout dialogue avec le camp d’en face composé de l’Egypte, des Emirates et de la Russie, avant que Syrte ne tombe pas sous son contrôle? son ambition étant entre autres d’ériger deux bases navale et aérienne au bord de la Méditerranée orientales dont se servira l’OTAN. L’Iran ne saurait prendre part à un si pernicieux projet, surtout que  l’objectif turco-otanien consiste à faire en sorte que le conflit libyen perdure et que la guerre finisse par déborder les frontières libyennes et affecter l’Algérie et la Tunisie voisines, soit deux pays pro-Résistance.

Dans un communiqué publié mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Moussavi, exprime très clairement cette inquiétude, tout en appelant  à un « règlement négocié de la crise en Libye », et en réaffirmant qu’il n’y a pas de « solution militaire au conflit « . C’est là, un alignement total sur les efforts de l’Algérie dont le président a plaidé pas plus tard qu’il y a une semaine en faveur d’une solution libo-libyenne sous l’égide de l’ensemble des pays de la région à savoir l’Algérie, la Tunisie, et l’Égypte plus évidemment la Libye elle meme. On a même cru comprendre que ce plan algérien qui veut écarter la perspective de la guerre à la fois des frontières algériennes mais aussi de toute la région sous-tendait l’idée de la formation d’une coalition nord-africaine dont la mission, serait de contrer les ingérences des USA , de l’OTAN et de leurs alliés du golfe Persique. 

Moussavi a souligné dans son communiqué la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye lesquelles primaient  et surtout le fait qu’une « intervention étrangère », de quelle que côté que soit, allait à rebours de cet objectif.

« La République islamique d’Iran a toujours souligné la nécessité de respecter le droit du peuple libyen à décider de son propre destin politique sans ingérence étrangère, et estime donc que la crise dans ce pays n’a pas de solution militaire. Le seul moyen de parvenir à la stabilité et au calme en Libye est que tous les pays et les acteurs régionaux et internationaux soutiennent le processus politique et la tenue du dialogue inter-libyen avec la participation de toutes les parties belligérantes libyennes », a-t-il dit faisant écho non seulement aux efforts des voisins de la Libye mais encore à ce plan de trêve mis en avant par l’Egypte qu’Ankara continue à rejeter. D’où le soutien de Téhéran souligné par Moussavi, » aux efforts internationaux censés mettre fin à la crise politique en Libye », et à relancer « le processus diplomatique ».

Pour s’être engagé depuis 2011 aux côtés de l’Etat syrien contre les USA, Israël et OTAN, l’Iran sait à quoi jouent ces dernières parties en Libye: il s’agit ni plus ni moins de créer un éternel foyer de violence propre à fournir sans cesse les projets de guerres hybrides auxquels travaillent les Américains et leurs alliés pour mettre au pas les Etats souverains, surtout quand il s’agit d’Etat qui ne reconnaissent pas Israël, qui ont une dent contre l’OTAN et qui refuse d’abandonner la Palestine. L’Algérie et la Tunisie en font parte mais pas la Turquie d’Erdogan.

Source: Press TV

Comment les métisseurs et métisseuses vivent-ils cette période de revendication raciale?

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :