A la Une

Zoom Afrique du 10 octobre 2020

L’actualité en Afrique :

  • Burkina Faso : le consortium « Burkina 2050 » attire l’attention sur la gestion « chaotique » de Bolloré pour les chemins de fer ;
  • Botswana : la Banque centrale abaisse son principal taux directeur à 3,75% pour soutenir l’économie ;
  • Rwanda : des entrepreneurs rwandais transforment les roches volcaniques en matériaux de construction.

Les analyses de la rédaction :

Le Zimbabwe : nouvelle plaque tournante régionale dans le secteur pétrolier !

Le Zimbabwe qui est un pays dans le viseur de l’Occident est sur le point de devenir une plaque tournante régionale dans le secteur pétrolier.

Le pays, à travers sa compagnie nationale pétrolière (NOIC) ambitionne de se positionner comme une plaque tournante régionale pour la distribution de carburant en construisant un oléoduc qui aura la capacité de transporter 50 millions de litres de pétrole par jour entre 2022 et 2025.

« D’ici 2022, nous prévoyons de concevoir un nouvel oléoduc du port de déchargement de Beira à Mabvuku avec une capacité prévue de 50 millions de litres par jour, nous aimerions donc vous inviter à faire partie de nos plans », a déclaré Daniel Mckenzie Ncube, président de la NOIC lors d’un briefing avec d’autres pays africains de la sous-région.

Ces plans permettront, entre autres, de réduire le coût du transport de l’or noir vers le pays de 0,08 $ à 0,03 $ pour les oléoducs et de 0,10 $ à 0,06 $ pour les rails. Ils entraîneront de meilleurs bénéfices et des investissements qui assureront l’absence de pertes de transit, la préservation de l’environnement, la réduction des accidents et des dommages routiers par les investissements.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de réhabiliter et de moderniser les systèmes de transport de pétrole par pipeline et par rail en collaboration avec le Mozambique.

Notons que le Zimbabwe opère déjà sur l’oléoduc Feruka qui a été construit à la fin des années 80 et qui a la capacité de transporter environ 6 millions de litres de pétrole par jour.

Ce qui est plus clair, c’est la raison pour laquelle l’Occident ne veut pas laisser le Zimbabwe et ses dirigeants mener leur bonhomme de chemin. C’est pourquoi Zoom Afrique s’était penché sur les récents propos du gouvernement zimbabwéen qui avait accusé certains pays occidentaux de chercher en collaboration avec des partis d’opposition et des groupes de la société civile, de déstabiliser le pays, par des moyens violents. Une ambition pareille, surtout si le pays avait décidé de se tourner vers la Chine pour ne pas laisser les Occidentaux profiter de la démission de l’ex-président Robert Mugabe pour s’implanter dans le pays, provoque encore l’ire de l’Occident. Le ministre d’État à la Sécurité nationale, Owen Ncube avait déclaré « nous surveillons les tentatives pour plonger le Zimbabwe dans le chaos. Certains éléments incontrôlés parmi nous conspirent avec des gouvernements occidentaux hostiles pour faire entrer des armes à feu en contrebande et établir de prétendus comités de résistance démocratique qui ne sont que des milices violentes ».

Le Zimbabwe est en effet exposé à des terroristes infiltrés avec l’aide de l’Occident au Mozambique. Ces terroristes ont en effet pris possession de Mocimboa da Praia, un port stratégique situé dans le nord du Mozambique. Ces terroristes sont inoffensifs avec les multinationales qui se sont implantées récemment au Mozambique, comme Total, ExxonMobil ou encore Eni. Car tel est le procédé utilisé par les Occidentaux en Afrique. Le régime de sanction, une déstabilisation, ou carrément l’envoi de troupes militaires. C’est aussi la même politique qu’adoptent notamment les États-Unis dans le Moyen-Orient.

La présence terroriste pourrait très bien apparaître au Zimbabwe, mais pour le moment le Zimbabwe est encore sur ses gardes. Ce qui fait que l’Occident tente la manœuvre grotesque et illégale des sanctions pour asphyxier le Zimbabwe exactement comme les États-Unis tentent de le faire avec l’Iran. Mais c’est un échec !  Le gouvernement zimbabwéen a bien déclaré qu’il est sur ses gardes, et que les entités étrangères ne pourront aucunement déstabiliser le pays.

2. Bénin : les opposants demandent ouvertement à la France leur mise sous tutelle ?

Au Bénin, les opposants du président Talon, bloqués dans leur demande d’asile politique en France du fait que le pays est classé «pays d’origine sûr» en matière démocratique, pourront avoir bientôt gain de cause. Au vu de leur nombre sans cesse croissant, l’Office français de protection des réfugiés vient de retirer le pays de cette liste.

Le Bénin n’est plus «un pays d’origine sûr», du moins pour les douze prochains mois. C’est la décision que vient de rendre l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, le 6 octobre 2020.

Il y a quelques jours, les opposants au président du Bénin, Patrice Talon, ont adressé une lettre au président français, Emmanuel Macron, en annonçant « un grave recul démocratique » au Bénin.

Une lettre qui a fait beaucoup de bruit au Bénin et qui visiblement s’est transformée en un prétexte pour la France et l’Office français de protection des réfugiés. Un prétexte fort attendu, qui va permettre donc à la France de s’ingérer directement dans les affaires du Bénin.

Le gouvernement béninois n’a donc pas attendu pour déclarer ce qu’il pense de cette lettre. Le ministre de la Communication Alain Orounla, a réagi à la correspondance adressée au chef de l’État français par quatre opposants au président béninois Patrice Talon.

C’était le mercredi 16 septembre 2020, le ministre de la communication, Alain Orounla, à la correspondance de Ganiou Soglo, de Léonce Houngbadji, de Omar Arouna et de Bertin Koovi à Emmanuel Macron.

« C’est bien regrettable que sous prétexte de combat politique, certains Béninois se hasardent à vilipender des honnêtes personnalités qui gèrent actuellement le pays, se permettent de ternir l’image du pays », a réagi le porte-parole du gouvernement béninois. Le ministre Orounla estime que « cette attitude contraste d’ailleurs avec la posture de certains de ses acteurs, de ses auteurs qui se réclament nationalistes, qui se réclament patriotes et qui pensent que nous devons sortir du joug d’autres pays. Je ne comprends pas le sens à donner à une adresse au président français alors que nous sommes dans un État souverain et que ces mêmes acteurs politiques réclament une certaine souveraineté », s’est exprimé Alain Orounla.

Le ministre porte-parole du gouvernement n’a pas que condamné l’adresse à Emmanuel Macron. Alain Orounla a également critiqué le contenu de la correspondance adressée au président français par les opposants. Pour le ministre de la Communication, le contenu de la lettre des opposants contraste avec la réalité. « C’est un pamphlet, un manifeste de contre-vérités où de difficultés subjectivement grossies de manière grotesque afin de ternir l’image de notre démocratie qui est en marche et qui fonctionne très bien », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Le ministre assure que la lettre qu’il qualifie de « missive » ne parle pas du Bénin ni des Béninois qui « sont de plus en plus soulagés par les progrès accomplis grâce à la mise en œuvre diligente du programme d’actions du gouvernement dont nous voyons les résultats au fur et à mesure, des résultats qui ne peuvent être noyés par une contradiction bruyante et de mauvais aloi » a-t-il déclaré.

Selon certains experts, le problème de ces opposants est qu’ils sont obligés de rendre des comptes vis-à-vis de la loi. Ce qui fait qu’ils ne peuvent pas provoquer des troubles à tout va, comme dans certains pays d’Afrique, où les opposants sont généralement de mèche avec l’Occident afin de mettre la pression sur le président en place. Ici, via cette lettre, on pourrait constater que les opposants ont l’air de demander que la France les finance.

En attendant, l’OFPRA a retiré le Bénin des pays d’origine sûrs en matière démocratique, ce qui à l’air d’être une réponse favorable à cette fameuse lettre. Cela dit, le gouvernement béninois ainsi que la population béninoise savent qu’en cas d’ingérence occidentale dans leur pays, les troubles pourraient s’amplifier et c’est loin de ce que veut réellement le Bénin.

3. Cameroun : les propos des autorités américaines et des médias mainstream concernant les zones anglophones, démentis ! 

Au Cameroun, un article, relayé principalement par des médias camerounais, concernant une éventuelle attaque militaire américaine dans les zones anglophones a été démentie par les autorités américaines. Selon l’ambassade des États-Unis au Cameroun, les États-Unis n’auraient aucun intérêt à une intervention militaire au Cameroun. Cela dit, Washington continue de dénigrer les initiatives camerounaises concernant la sécurisation dans ces zones, tout en continuant de mettre en avant la fameuse situation humanitaire et aussi la violation des droits de l’Homme dans ces régions.

Les autorités camerounaises ont lancé l’opération « Bamenda Clean », le 8 septembre, qui continue d’être très contesté non seulement par les États-Unis, mais aussi par un avocat camerounais des droits de l’homme anglophone, Félix Agbor Nkongho. Les militaires camerounais continuent d’être sous le feu des projecteurs avec des accusations en tout genre comme des attaques contre des civils, des exécutions extrajudiciaires, mais l’avocat anglophone camerounais prétend aussi que l’armée torture, procède à des arrestations arbitraires et des détentions illégales.

Des accusations qui montrent une hostilité à l’encontre du retour à la sécurité dans les zones anglophones. Une insécurité causée par une minorité de séparatistes anglophones, qui ne font l’objet d’aucun commentaire de la part de l’ambassade des États-Unis au Cameroun ou encore de l’avocat Nkongho.

Alors que les avancées de l’opération Bamenda Clean sont nettes.

D’ailleurs, un travail de terrain a aussi été mené par des professionnels d’un média qui pensait relayer de fausses informations sur le Cameroun concernant les actions des militaires mais aussi concernant la situation dans les zones dites en conflit.

À Ekona Mbenge, arrondissement de Muyuka – Département du Fako dans le Sud-Ouest, avant l’organisation du Grand Dialogue National et les mesures prises par le Gouvernement pour la reconstruction des zones sinistrées, cette localité était le théâtre de violents affrontements entre les Forces de Défense et de Sécurité et les terroristes qui envisageaient d’y établir un no man lands.

Mais, grâce à un travail professionnel et en collaboration avec les populations qui aspirent à retrouver une vie normale, les Forces de Défense et de Sécurité ont réussi à rétablir de l’ordre ; même si elles restent présentes sur cet axe commercial emprunté par des convoyeurs de marchandises et les passagers qui vont d’un coin à un autre.  

À Muyuka, la présence permanente des soldats rassure les populations qui ont peu à peu repris le cours normal de leur vie. Il faut savoir que pour beaucoup de Camerounais vivant dans cette région, ils sont et demeurent Camerounais avant tout, et ils ne se reconnaissent pas du tout cette fameuse « ambazonie », lancée par des tiers, qui a une consonance étrange pour lui.

Et vers le Nord-ouest, les véhicules sont accompagnés par une unité d’Élites de l’armée camerounaise, étant donné que les terroristes, incapables désormais d’affronter de manière frontale les soldats, déposent des engins explosifs par-ci par-là.

« Au début de ce conflit, nous avions à faire à des sécessionnistes qui réclamaient un état virtuel ; mais aujourd’hui, il s’agit beaucoup plus de hors la loi, qui coupent les routes, kidnappent les gens en exigeant des rançons. En fait, nous sommes passés de la sécession au grand banditisme… »

Ces terroristes séparatistes sont régulièrement dénoncés par des populations qui refusent désormais le statut de victimes passives et entendent reconquérir leur liberté.

Dans chacun de ces lieux, les soldats trouvent des armes de guerre, notamment des fusils semi-automatiques, qui ont progressivement remplacé les armes artisanales qu’ils utilisaient au début de ce conflit. Ce qui montre que certaines puissances exogènes alimentent en armes et en moyen ces terroristes.

Cependant, alors que la vie reprend peu à peu son cours normal avec le retour des habitants qui regagnent leurs demeures, les soldats camerounais ont entrepris de reconstruire ces écoles, d’offrir des tables – bancs et autres matériels didactiques à leurs compatriotes qui pensaient avoir été abandonnés à leur triste sort. D’ailleurs, cette semaine, 5 écoles ont été réhabilitées dans la région de l’Extrême-Nord.

Voilà la réalité sur le Cameroun et non les fausses informations que font circuler les dirigeants américains ou encore d’autres médias mainstream. Le peuple camerounais est un peuple soudé et fier de son armée qui est là pour les protéger, et ensemble, ils peuvent vaincre les menaces provenant de l’extérieur. Le Cameroun est indivisible et il est temps que les Occidentaux s’en rendent compte.

Sourcve: Press TV

Journal du 10 octobre 2020

Voici le sommaire de l’actualité internationale de ce samedi 10 octobre 2020:

– Haut-Karabakh: entrée en vigueur du cessez-le-feu convenu entre Erevan et Bakou

– Liban: une nouvelle explosion fait 4 morts

– USA/Syrie: un combat au corps à corps ?

– Coronavirus : flambée de cas en Europe, état d’alerte sanitaire à Madrid

– Covid-19: l’OMS exhorte les pays européens à prendre mesures décisives

– Europe/Covid-19: l’imposition de mesures restrictives ne serait pas suffisante

– Mer de Chine méridionale: Pékin exhorte les USA à éviter toute action de provocation

– USA: Trump devrait reprendre sa route pour la campagne

– Corée du Nord: grand défilé militaire pour les 75 ans du Parti des travailleurs au pouvoir

– Chili: les manifestations contre les inégalités continuent

Source: Press TV

Des explosions signalées au Haut-Karabakh, Bakou accuse l’Arménie d’avoir bombardé une ville azerbaïdjanaise quelques heures à peine après le cessez-le-feu

Explosions reported in Nagorno-Karabakh, Baku accuses Armenia of shelling Azerbaijani town just hours into ceasefire
La fumée monte après les bombardements dans la ville de Stepanakert le 9 octobre 2020 © AFP / ARIS MESSINIS

L’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont mutuellement accusés d’avoir violé le cessez-le-feu dans la région du Haut-Karabakh samedi soir. La capitale de la république autoproclamée, Stepankert, aurait subi de violents bombardements.

L’Azerbaïdjan, pour sa part, a accusé l’Arménie d’avoir frappé la ville de Terter avec des tirs d’artillerie.

Le correspondant de RT, Igor Zhdanov, a déclaré que des sirènes d’alerte avaient été entendues à Stepankert, la capitale de la région séparatiste du Haut-Karabakh, samedi soir. Plusieurs explosions – à la fois dans les airs et au sol – ont été observées dans la ville, a-t-il ajouté.

Igor Zhdanov@IgorZhdanovRT

Several explosions rock #Stepanakert 11 hours after the ceasefire started. Air raid sirens are on. #NagornoKarabakh#Karabakh9:23 PM · Oct 10, 2020133123 people are Tweeting about this

Le cessez-le-feu de courte durée, conclu vendredi lors d’une réunion des parties rivales à Moscou, est entré en vigueur samedi après-midi.

Les négociations, négociées par le Ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, ont duré environ 10 heures. Les deux parties ont convenu de suspendre les combats pour des raisons «humanitaires» et d’échanger des prisonniers, ainsi que les corps des soldats tombés au combat. Les échanges devaient être observés par la Croix-Rouge.

Les combats ont éclaté au Haut-Karabakh à la fin du mois de septembre, la république autoproclamée soutenue par l’Arménie et l’Azerbaïdjan se blâmant mutuellement pour l’escalade. L’Azerbaïdjan a reçu un large soutien de la Turquie, Ankara envisageant même une intervention directe dans la guerre.

La région du Haut-Karabakh, principalement peuplée d’arméniens de souche, s’est détachée de l’Azerbaïdjan dans les années 1990 à la suite d’une guerre sanglante.

Vous pensez que vos amis seraient intéressés? Partagez cette histoire!

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :