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Deuxième réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) (RSI) concernant l’épidémie de monkeypox dans plusieurs pays

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Le Directeur général de l’OMS transmet par la présente le rapport de la deuxième réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) (RSI) concernant l’épidémie multi-pays de monkeypox, qui s’est tenue le jeudi 21 juillet 2022, de 12h00 à 19h00. :00 CEST.

Le Directeur général de l’OMS saisit cette occasion pour exprimer sa sincère gratitude aux présidents et aux membres du Comité, ainsi qu’à ses conseillers, pour leur examen attentif des questions relatives à cette épidémie, ainsi que pour la contribution inestimable qu’ils ont apportée à son considération. Les membres du comité ne sont pas parvenus à un consensus concernant leur avis sur la détermination d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) pour cet événement.

Le Directeur général de l’OMS reconnaît les complexités et les incertitudes associées à cet événement de santé publique. Après avoir examiné les points de vue des membres et des conseillers du Comité ainsi que d’autres facteurs conformes au Règlement sanitaire international, le Directeur général a déterminé que l’épidémie de monkeypox dans plusieurs pays constituait une urgence de santé publique de portée internationale.

Le Directeur général de l’OMS a également tenu compte des vues du Comité en publiant la série de recommandations temporaires présentées ci-dessous.

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Recommandations temporaires émises par le Directeur général de l’OMS concernant l’épidémie de monkeypox dans plusieurs pays

Ces recommandations temporaires s’appliquent à différents groupes d’États parties, en fonction de leur situation épidémiologique, de leurs modes de transmission et de leurs capacités. Chaque État partie, à un moment donné, appartient soit au groupe 1, soit au groupe 2. Certains États parties peuvent également appartenir au groupe 3 et/ou au groupe 4.

Toutes les recommandations temporaires doivent être mises en œuvre dans le plein respect des principes établis des droits de l’homme, de l’inclusion et de la dignité de tous les individus et communautés.

Groupe 1 : États parties, sans antécédent de monkeypox dans la population humaine ou n’ayant pas détecté de cas de monkeypox depuis plus de 21 jours

1.a. Activer ou établir des mécanismes de coordination sanitaires et multisectoriels pour renforcer tous les aspects de la préparation à la riposte au monkeypox et arrêter la transmission interhumaine.

1.b. Planifier et/ou mettre en œuvre des interventions pour éviter la stigmatisation et la discrimination à l’encontre de tout individu ou groupe de population susceptible d’être affecté par le monkeypox, dans le but de prévenir une nouvelle transmission non détectée du virus du monkeypox. L’objectif de ces interventions devrait être : de promouvoir l’auto-déclaration volontaire et le comportement de recherche de soins ; faciliter l’accès en temps opportun à des soins cliniques de qualité; protéger les droits de l’homme, la vie privée et la dignité des personnes concernées et de leurs contacts dans toutes les communautés.

1.c. Établir et intensifier la surveillance épidémiologique des maladies, y compris l’accès à des tests de diagnostic fiables, abordables et précis, pour les maladies compatibles avec le monkeypox dans le cadre des systèmes de surveillance nationaux existants. Aux fins de la surveillance de la maladie, des définitions de cas pour les cas suspects, probables et confirmés de monkeypox doivent être adoptées.

1.d. Intensifier la capacité de détection en sensibilisant et en formant les agents de santé, y compris ceux des soins primaires, des cliniques de santé génito-urinaire et sexuelle, des soins d’urgence / services d’urgence, des cabinets dentaires, de la dermatologie, de la pédiatrie, des services VIH, des maladies infectieuses, des services de maternité, de l’obstétrique et de la gynécologie, et d’autres établissements de soins aigus.

1.e. Sensibiliser à la transmission du virus monkeypox, aux mesures de prévention et de protection associées, ainsi qu’aux symptômes et signes du monkeypox parmi les communautés qui sont actuellement touchées ailleurs dans cette épidémie multi-pays (par exemple, surtout, mais pas exclusivement, les homosexuels, les bisexuels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ou des personnes ayant de multiples partenaires sexuels) ainsi que parmi d’autres groupes de population qui peuvent être à risque (par exemple, les travailleurs du sexe, les personnes transgenres).

1.f. Engager des groupes communautaires clés, des réseaux de santé sexuelle et de la société civile pour accroître la fourniture d’informations fiables et factuelles sur le monkeypox et sa transmission potentielle vers et au sein des populations ou des communautés qui peuvent être exposées à un risque accru d’infection.

1.g. Concentrez les efforts de communication des risques et de soutien communautaire sur les lieux et les lieux où se déroulent les rencontres intimes (par exemple, les rassemblements axés sur les HSH, les lieux de rapports sexuels sur place). Cela comprend l’engagement et le soutien des organisateurs d’événements à grande et petite échelle, ainsi qu’avec les propriétaires et les gestionnaires de lieux de sexe sur place pour promouvoir des mesures de protection individuelle et des comportements de réduction des risques.

1.h. Signaler immédiatement à l’OMS, par les voies établies en vertu des dispositions du RSI, les cas probables et confirmés de monkeypox, y compris en utilisant l’ensemble de données minimal contenu dans le formulaire de déclaration de cas (CRF) de l’OMS.

1.i. Mettre en œuvre toutes les actions nécessaires pour être prêt à appliquer ou continuer à appliquer l’ensemble des recommandations temporaires énumérées pour le groupe 2 ci-dessous en cas de première détection ou de nouvelle détection d’un ou plusieurs cas suspects, probables ou confirmés de monkeypox.

Groupe 2 : États parties, avec des cas récemment importés de monkeypox dans la population humaine et/ou connaissant une transmission interhumaine du virus du monkeypox, y compris dans les groupes de population clés et les communautés à haut risque d’exposition

2.a. Mettre en œuvre une réponse coordonnée

2.a.i. Mettre en œuvre des actions d’intervention dans le but d’arrêter la transmission interhumaine du virus de la variole du singe, en mettant l’accent en priorité sur les communautés à haut risque d’exposition, qui peuvent différer selon le contexte et inclure les homosexuels, les bisexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ( MSM). Ces actions comprennent : la communication ciblée des risques et l’engagement communautaire, la détection des cas, l’isolement soutenu des cas et le traitement, la recherche des contacts et la vaccination ciblée des personnes à haut risque d’exposition au monkeypox.

2.a.ii. Autonomiser les communautés affectées et permettre et soutenir leur leadership dans la conception, la contribution active et le suivi de la réponse au risque sanitaire auquel elles sont confrontées. Étendre les ressources techniques, financières et humaines dans la mesure du possible et maintenir une responsabilité mutuelle sur les actions des communautés affectées.

2.a.iii. Mettre en œuvre des actions de riposte dans le but de protéger les groupes vulnérables (individus immunodéprimés, enfants, femmes enceintes) susceptibles d’être à risque de maladie grave du monkeypox. Ces actions comprennent : la communication ciblée sur les risques et l’engagement communautaire, la détection des cas, l’isolement des cas et le traitement pris en charge, la recherche des contacts. Celles-ci peuvent également inclure une immunisation ciblée qui tient soigneusement compte des risques et des avantages pour l’individu dans une prise de décision clinique partagée.

2.b. Mobiliser et protéger les communautés

2.b.i. Sensibiliser à la transmission du virus monkeypox, aux actions visant à réduire le risque de transmission ultérieure à d’autres et à la présentation clinique dans les communautés touchées par l’épidémie, qui peuvent varier selon le contexte, et promouvoir l’adoption et l’utilisation appropriée des mesures de prévention et l’adoption de mesures d’atténuation des risques éclairées . Dans différents contextes, cela inclurait la limitation du contact peau à peau ou d’autres formes de contact étroit avec d’autres pendant les symptômes, peut inclure la promotion de la réduction du nombre de partenaires sexuels, le cas échéant, y compris en ce qui concerne les événements avec des lieux de rapports sexuels sur place, l’utilisation de mesures et pratiques de protection, y compris pendant et liées à de petits ou grands rassemblements de communautés à haut risque d’exposition.

2.b.ii S’engager avec les organisateurs de rassemblements (grands et petits), y compris ceux susceptibles d’être propices à des rencontres de nature sexuelle intime ou qui peuvent inclure des lieux de rapports sexuels sur place, pour promouvoir des mesures et des comportements de protection personnelle, encourager les organisateurs d’appliquer une approche basée sur les risques à la tenue de tels événements et de discuter de la possibilité de reporter des événements pour lesquels des mesures de risque ne peuvent être mises en place. Toutes les informations nécessaires doivent être fournies pour la communication des risques sur les choix personnels et pour la prévention et le contrôle des infections, y compris le nettoyage régulier des lieux et des locaux de l’événement.

2.b.iii. Développer et cibler des interventions de communication sur les risques et d’engagement communautaire, y compris sur la base d’une écoute sociale systématique (par exemple, via des plateformes numériques) pour les perceptions émergentes, les préoccupations et la diffusion de fausses informations qui pourraient entraver les actions de réponse.

2.b.iv. S’engager avec des représentants des communautés affectées, des organisations non gouvernementales, des élus et de la société civile, ainsi que des spécialistes des sciences du comportement pour conseiller sur les approches et les stratégies visant à éviter la stigmatisation de tout individu ou groupe de population dans la mise en œuvre d’interventions appropriées, afin que le comportement de recherche de soins, les tests et l’accès aux mesures préventives et aux soins cliniques sont opportuns et pour prévenir la transmission non détectée du virus monkeypox.

2.c. Surveillance et mesures de santé publique

2.c.i. Intensifier la surveillance des maladies compatibles avec le monkeypox dans le cadre des programmes de surveillance nationaux existants, y compris l’accès à des tests de diagnostic fiables, abordables et précis.

2.c.ii. Signaler à l’OMS, sur une base hebdomadaire et par les voies établies en vertu des dispositions du RSI, les cas probables et confirmés de monkeypox, y compris en utilisant l’ensemble de données minimal contenu dans le formulaire de notification de cas (CRF) de l’OMS.

2.c.iii. Renforcer les capacités des laboratoires et les capacités internationales de transfert d’échantillons selon les besoins, pour le diagnostic de l’infection par le virus de la variole du singe et la surveillance connexe, sur la base de l’utilisation de tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN), tels que la réaction en chaîne par polymérase (PCR) en temps réel ou conventionnelle.

2.c.iv. Renforcer les capacités de séquençage génomique et les capacités internationales de transfert d’échantillons selon les besoins, en s’appuyant sur les capacités de séquençage existantes dans le monde entier, pour déterminer les clades de virus en circulation et leur évolution, et partager les données de séquence génétique via des bases de données accessibles au public.

2.c.v. Isoler les cas pendant toute la durée de la période infectieuse. Les politiques liées à l’isolement des cas devraient englober le soutien sanitaire, psychologique, matériel et essentiel à une vie adéquate. Tout ajustement des politiques d’isolement à la fin de la période d’isolement entraînerait l’atténuation de tout risque résiduel pour la santé publique.

2.c.vi. Pendant la période d’isolement, les cas doivent être informés de la manière de minimiser le risque de transmission ultérieure.

2.c.vii. Effectuer la recherche des contacts parmi les personnes en contact avec toute personne susceptible d’être un cas suspect, probable ou confirmé de variole du singe, y compris : l’identification des contacts (protégée par la confidentialité), la prise en charge et le suivi pendant 21 jours grâce à une surveillance de la santé qui peut être auto- dirigés ou appuyés par des agents de santé publique. Les politiques liées à la gestion des contacts devraient englober le soutien sanitaire, psychologique, matériel et essentiel à une vie adéquate.

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