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Des enquêtes judiciaires sur le financement des campagnes électorales de Macron

Emmanuel Macron prononce un discours lors d’un meeting de campagne à Paris pour l’election présidentielle de 2017 ©AFP

Selon le journal français Le Figaro, le parquet national financier (PNF), en publiant un communiqué, a confirmé l’ouverture de deux informations judiciaires les 20 et 21 octobre, concernant « l’affaire McKinsey » et, plus globalement, « les conditions d’intervention des cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 », écrit Le Figaro.

« À la suite de plusieurs signalements et plaintes d’élus et de particuliers », ainsi que de saisines de « syndicats » et d' »associations », des enquêtes sont actuellement en cours sur des allégations de « tenue non conforme de comptes de campagne » et des soupçons de « minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne ». Enfin, les investigations du PNF portent également sur des « accusations de favoritisme et recel de favoritisme ».

Bien qu’il ne soit pas nommément cité dans le texte du procureur financier, Jean-François Bohnert, le seul responsable politique à avoir été publiquement incriminé dans cette affaire jusqu’à présent est Emmanuel Macron. Lequel, compte tenu de l’immunité totale et absolue que lui confère son statut de président, ne peut en aucun cas être entendu dans quelque procédure que ce soit, et ce pendant toute la durée de son mandat.

57% des Français déçus par Macron
L’action du président français Emmanuel Macron est jugée décevante par 57% des Français, en forte hausse depuis juillet.

De son côté, l’Elysée, ne s’était pas manifesté dans un premier temps. « Pas de commentaire », évacuait-on dans un premier temps dans l’entourage d’Emmanuel Macron, jeudi après-midi, peu après les révélations du Parisien. Avant de consentir à la formule qui s’impose dans pareilles circonstances: « Il appartient à la justice de conduire ces investigations en toute indépendance ». « McKinsey n’a aucune information sur les éléments parus par voie de presse ce jour », abondait-on au sein de l’entreprise.

La présidence a indiqué à l’AFP qu’elle avait « pris acte de la communication du parquet national financier concernant l’ouverture de deux informations judiciaires à la suite de plaintes d’élus et d’associations ».

Cela alors même que le groupe de conseil McKinsey a déclaré ne pas avoir d’informations sur les éléments publiés dans la presse aujourd’hui, niant toujours tout acte répréhensible.

« Oui, il est possible que quelqu’un ait versé 7 500 euros au groupe de conseil McKinsey, mais la loi française est telle que chacun est en droit de le faire à titre individuel », a déclaré une source proche du président français, précisant que l’enquête ne suscitait aucune inquiétude.

La récente publication par le Sénat d’un rapport sur l’utilisation croissante de cabinets de conseil privés par l’État, et leur « influence sur les politiques publiques », a fait de ces sociétés un sujet de débat politique. L’une de ces sociétés est McKinsey, dont l’activité est citée pendant la campagne de l’élection présidentielle. À tel point que le PNF a ouvert une enquête préliminaire au printemps dernier pour blanchiment aggravé de fraude fiscale.

Source: Press TV

Les campagnes électorales de Macron sous enquête – médias

Les procureurs français ont lancé une enquête sur des soupçons de financement illégal

Emmanuel Macron s’adresse aux électeurs après avoir mené le premier tour des urnes le 10 avril 2022 à Paris, en France. © Aurélien Meunier / Getty Images

Les campagnes électorales du président français Emmanuel Macron en 2017 et 2022 feraient l’objet d’une enquête par le parquet national financier. L’enquête se concentre sur le financement illégal et les soupçons d’actes répréhensibles entourant les contrats avec une société de conseil basée aux États-Unis.

L’enquête a été annoncée par le bureau du procureur dans un message Twitter jeudi. Les procureurs n’ont pas confirmé que l’enquête ciblait les campagnes de Macron, mais ont déclaré qu’ils essayaient d’apporter des éclaircissements sur la question à la suite de reportages dans les médias. Le journal français Le Parisien a suggéré que la campagne de Macron en 2017 était liée au géant américain du conseil McKinsey & Company.

Le financement des campagnes en France est strictement contrôlé et le financement des candidatures présidentielles par des entreprises privées est illégal. Les contributions individuelles sont également fortement réglementées.

Bien que la déclaration du procureur ne mentionne pas le nom de Macron ou de son parti, elle indique qu’une enquête judiciaire a été ouverte à la fin du mois dernier sur des « comptes de campagne incohérents » et la sous-facturation du travail effectué par des sociétés de conseil lors des récentes campagnes électorales. Macron a longtemps fait l’objet d’un examen minutieux de ses liens présumés avec McKinsey, remontant à sa première candidature aux élections en 2017.

Les procureurs disent également avoir ouvert une enquête sur des soupçons de favoritisme en relation avec ces campagnes après que Le Parisien ait pointé des « conditions » suspectes dans lesquelles des contrats publics ont été accordés à McKinsey par le gouvernement français élu.

Selon une enquête de quatre mois menée par des sénateurs français et publiée en mars, le gouvernement avait signé des contrats d’une valeur d’au moins 2,4 milliards de dollars avec des cabinets de conseil depuis 2018. Le rapport suggère que depuis l’arrivée au pouvoir de Macron en 2017, les ministères ont plus que doublé leurs dépenses en services de consultation.

Le ministère de la Justice a une autre enquête en cours sur les soupçons de fraude fiscale commise par le groupe McKinsey, qui a été ouverte en mars. L’agence de conseil a nié cette allégation et a insisté sur le fait qu’elle « respecte les règles fiscales françaises qui s’appliquent à elle ».

Répondant au lancement des enquêtes criminelles, Macron a également nié tout acte répréhensible et a déclaré qu’il n’avait « rien à craindre » et a affirmé que le « cœur de l’enquête » ne le concernait pas. Auparavant, le président s’était dit « choqué » par les soupçons d’évasion fiscale des cabinets de conseil que son gouvernement avait engagés.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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