A la Une

Le Gabon fait face à l’incertitude après la chute soudaine de son président en Arabie Saoudite

Une visite officielle d’Ali Bongo, président du Gabon, en Arabie saoudite ne se déroule pas comme prévu et a plongé son pays dans l’incertitude.

Le président devait assister à la conférence sur l’Initiative pour les investissements futurs en Arabie saoudite la semaine dernière mais a été admis à l’hôpital King Faisal de Riyad. Alors que le gouvernement affirme que le président est sous observation en raison d’une fatigue extrême, Reuters rapporte que le président Bongo, 59 ans, a été victime d’un accident vasculaire cérébral, citant des sources médicales et diplomatiques.

L’incertitude entourant la santé et la maladie de Bongo va dans le sens de la tendance au secret entourant la santé des dirigeants africains qui préfèrent généralement se faire soigner à l’étranger. L’année dernière, le président nigérian, Buhari, a passé plus de 150 jours en congé pour maladie à Londres pour soigner une maladie non déclarée.

Tandis que Bongo reste en Arabie saoudite, son administration chez lui fait face à un arrêt d’Internet qu’il n’a pas créé lui-même. Anonymous, un groupe qui utilise le piratage informatique comme moyen de protestation, revendique la fermeture de plusieurs sites Web du gouvernement gabonais, y compris ceux du ministère des Finances et de la Défense. L’agence d’infrastructure numérique du Gabon a confirmé que jusqu’à 60 sites Web avaient été touchés par la cyberattaque. On ne sait pas s’il existe un lien entre l’attaque et l’absence du président.

De son côté, Anonymous, qui a déjà lancé des attaques similaires sur des sites Web gouvernementaux en Afrique du Sud et au Zimbabwe, affirme que la cyber-attaque est une campagne contre les dictatures. Le Gabon, riche en pétrole, est dirigé depuis 50 ans par la famille Bongo. Le président en exercice, Ali Bongo, est en poste depuis 2009, succédant à la mort de son père, qui a tenu le pouvoir pendant 42 ans. Bongo a été élu pour un deuxième mandat de sept ans en 2016, malgré les contestations de groupes électoraux pour fraude électorale. Sa réélection a été confirmée par la Cour suprême du Gabon alors même que des manifestations violentes avaient éclaté au lendemain des résultats des élections.

L’attaque d’Anonymous au Gabon est quelque peu ironique, étant donné que le gouvernement gabonais avait précédemment fermé Internet dans le pays. En septembre 2016, le gouvernement a mis en place un couvre-feu «sans précédent» avec des pannes d’électricité systématiques nocturnes à travers le pays à la suite de manifestations contre des élections controversées.

Yomi Kazeem

Traduction : MIRASTNEWS

Source : QUARTZ AFRICA

Sa soi-disant mort a été annoncée par diverses sources médiatiques officielles ou non, qui ont pour certaines présenté des excuses, d’autres sur internet ont continué à spéculer en documentant sur le sujet : l’article ci-dessous parle au conditionnel de son éventuel décès ou d’une manipulation de photo via le logiciel photoshop. Cliquez sur le lien ci-dessous.

GABON/ALI BONGO ONDIMBA : UNE ETRANGE PHOTO RECUE DES RESEAUX SOCIAUX

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :