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La forte résistance du Venezuela bolivarien au complot

C’est actuellement au Venezuela la saison des pluies, avec d’énormes trombes d’eau à jets puissants tombant du ciel. Ce sont, dans cette région tropicale des Caraïbes ce que l’on nomme les pluies diluviennes. La droite annonce une mobilisation permanente virulente dans tout le pays pour déloger le président Maduro du pouvoir. Il y a eu récemment un mort dans des affrontements violents avec les forces de l’ordre à Caracas.

Le président Nicolas Maduro a limogé quatre hauts responsables militaires. Ils sont accusés d’avoir tiré sur les protestataires anti-gouvernementaux. Ce sont les commandants de la garde nationale chargée de contenir les protestations, de l’armée, de la Marine et du Commandement stratégique opérationnel. Le chef des armées et ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a été maintenu dans ses fonctions.

Le camp Chavez défile aussi à l’ouest de la ville, une zone où l’opposition de droite tente de mener des raids nuits et jours pendant plusieurs périodes, mais sans grand succès, au contraire ils génèrent de la violence gratuite, entrainant le pays dans le champ de l’incertitude. Que veut finalement cette opposition ?

Les leaders de l’opposition réclament la démission du gouvernement de Nicolás Maduro dans les plus brefs délais pour prendre sa place, plus question d’attendre des élections dont ils sous-tendent qu’elles sont perdues d’avance. L’opposition est en communion avec les autorités états-uniennes qui contrôlent la plupart des organisations internationales, y compris l’Organisation des États américains (OEA).

Les Etats-Unis savent que le Venezuela a beaucoup de pétrole, une ressource naturelle enrichissante et précieuse. Les compagnies pétrolières installées dans le pays perçoivent des pourcentages conséquents, mais pour les Etats-Unis, ils sont insuffisants avec la prise de contrôle de cette branche d’activités par les autorités du pays. Or la direction de l’opposition est prête à céder le maximum et réclame des aides de tous genres. Ils organisent même des pénuries pour acculer l’actuel gouvernement en favorisant l’étranglement économique et financier.

L’opposition ne veut même plus attendre le vote de l’Assemblée nationale constituante prévue le 30 Juillet, une date si proche. Mais le gouvernement de Maduro tient bon, il ne recule pas devant tous les obstacles installés le long de son cheminement. Le président Nicolas Maduro prenant le poul de la situation a décidé de recruter 20 000 policiers et militaires pour le renforcement des effectifs des forces de l’ordre.

La droite vénézuélienne active ses troupes de choc à l’est de la ville, pour occuper le terrain et porter des coups décisifs. C’est pourquoi la violence s’amplifie dans les municipalités de Caracas dirigées par les maires de l’opposition comme Valence, Socopó, Barinas, San Antonio de Los Altos, San Cristobal, Los Teques, Chacao. Pour ne pas envenimer la situation, la police locale s’est retirée des lieux leur laissant carte blanche pour entreprendre leurs actions.

Les militants formant la base sociale de l’opposition sont financés et formés pour mener des confrontations dures comme en Ukraine. Ceux qui supportent les autorités politiques représentent toutes les couches de la société bolivarienne, composée notamment de travailleurs dans les institutions, de gens ordinaires venant des couches populaires et des organisations (mouvements sociaux, partis politiques, organisations caritatives). L’Ouest de la ville est le bastion chaviste, il est ouvert à tous ceux qui veulent mener ce combat.

Pourtant les chavistes disent vouloir également défendre la démocratie, sauver la mémoire historique du Venezuela et continuer à cultiver et promouvoir la paix et le dialogue.

Les troubles durent déjà au moins 80 jours et ont fait plus de 90 morts. Cette fois-ci, la garde nationale a tiré avec une arme à feu, ayant sans doute perdu le sang-froid ; une personne est tombée le 19 juin. On parle du huitième tué par les forces de sécurité depuis le début des évènements. Les 83 autres morts sont de la responsabilité des deux camps, même si la droite refuse d’assumer sa part de responsabilité, en rejetant toutes les mauvaises actions sur le gouvernement, alors que c’est elle qui les engendre.

Les dirigeants politiques de droite sont dans ce combat, à la fois lâches et cyniques, ils refusent de reconnaître l’autorité du gouvernement du président Nicolas Maduro. Ils déclinent sur le terrain une stratégie mortifère qui déchire le tissu social, cherchant à développer absolument la haine, la rancœur, le mensonge, le reniement et la destruction de l’autre, surtout du chavisme parrain de la révolution bolivarienne et à approfondir la crise économique et sociale. La classe politique de droite souhaite tuer l’âme de la société vénézuélienne, en excluant un véritable  dialogue constructif.

La coalition table ronde Unité démocratique (MUD) a appelé ses partisans à « désobéir » aux lois du pays, en utilisant l’article 350 de la Constitution. Des images vidéo montrent les opposants qui brûlent des gens soupçonnés d’être des chavistes, on voyait un jeune homme avec la poitrine déchiquetée et des corps se réduisant en cendres. Des autopsies de jeunes montrent que presque tous sont morts du premier coup, assassinés avec un pistolet à vis -utilisé habituellement pour tuer les vaches.

Les deux côtés, opposition et chavistes pleurent leurs enfants. On voit également une garde nationale ensanglantée, et d’autres sont morts paralysés torses nus, motorisés et allongé sur le sol, ayant glissé dans l’huile installée sur des barricades. Soupçonné d’avoir frappé les chavistes dans les centres commerciaux, un chauffeur de camion a le crâne ouvert. Les groupes de choc de l’opposition brûlent une maternité, des établissements de soins de jour avec des enfants à l’intérieur. Des hommes cagoulés armés de fusils sillonnent et contrôlent les territoires pendant des heures jours et nuits. Plusieurs autres cas poignants existent.

Affrontez la vérité en face et diffusez les images manquantes s’il vous plait !!!

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

VIDÉO: https://videosenglish.telesurtv.net/player/663916/children-evacuated-as-protesters-burn-venezuelas-supreme-court/?aspectratio=auto

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