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Combien d’années luttent-ils contre les yéménites et comment comptent-ils s’y prendre pour ne pas être vaincus par la puissance de feu iranienne? Les Saoudiens envisagent «toutes les options», y compris «militaires» après l’attaque contre Aramco

© Tolga Akmen Source: AFP
Le ministre d’Etat des Affaires étrangères saoudien, Adel al-Jubeir, le 20 juin 2019, à l’ambassade saoudienne de Londres, au Royaume-Uni (image d’illustration).

Bluff et gesticulation inutiles!

Le ministre d’Etat des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir a estimé l’Iran responsable de l’attaque contre deux sites pétroliers du royaume. Il s’est dit prêt à étudier «toutes les options», y compris une intervention militaire.

A la suite de l’attaque du 14 septembre contre deux installations de la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures Aramco, le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir a déclaré le 24 septembre, lors d’une conférence tenue en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, que le royaume wahhabite cherchait à «mobiliser le soutien international et examiner toutes les options – diplomatiques, économiques et militaires – avant de prendre une décision».

«Nous voulons éviter la guerre. Mais dans le même temps, nous devons dire aux Iraniens : « Votre comportement ne peut pas continuer »», a-t-il ajouté. Adel al-Jubeir a par ailleurs assuré que les Nations unies apportaient leur aide au royaume afin de l’aider à identifier le site duquel ont été lancées les deux attaques. Celles-ci s’étaient répercutées sur l’économie de la monarchie saoudienne mais aussi sur le cours mondial de l’or noir.

Selon le numéro deux de la diplomatie saoudienne, l’enquête, à laquelle va participer la France, devrait être achevée «assez rapidement» même si celui-ci a suggéré que la durée des investigations pourrait durer plusieurs semaines. Si les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont immédiatement revendiqué les attaques d’Abqaiq et de Khurais, le dignitaire saoudien accuse directement son allié chiite. Adel al-Jubeir a certifié que Téhéran était responsable des frappes car «l’équipement» retrouvé sur place appartenait à la République islamique. Il a assuré qu’il ne restait plus qu’à «localiser le site de lancement», se disant certain que cela venait du nord, alors que le Yémen se situe dans le sud de la péninsule. «Une fois l’enquête terminée, nous ferons les annonces et blâmeront les responsables», a-t-il conclu.

«Il est clair pour nous que l’Iran porte la responsabilité de cette attaque»

Riyad avait présenté le 18 septembre des débris de projectiles comme une «preuve» de la culpabilité iranienne, arguant que les Houthis n’avaient pas accès à ce genre de matériel. Dans la foulée, le président de la République française et les chefs de gouvernement allemands et britanniques – qui vendent tous des armes à l’Arabie saoudite dans la guerre qu’elle mène aux Houthis au Yémen depuis 2015 à la tête d’une coalition militaire régionale – avaient également rendu la République islamique «responsable». «Il est clair pour nous que l’Iran porte la responsabilité de cette attaque. Il n’y a pas d’autre explication plausible», avaient-ils fait savoir dans un communiqué commun publié le 23 septembre.

De leur côté, les Américains, par la voix de leur secrétaire d’Etat Mike Pompeo, avaient insisté sur le fait que rien ne prouvait à ce stade que ces attaques avaient été lancées du Yémen. Donald Trump a lui appelé, le 24 septembre, les autres pays à se joindre aux Etats-Unis dans sa politique de pression maximale à l’égard de Téhéran, affirmant néanmoins qu’un chemin vers la paix était envisageable. Il a enfin confirmé vouloir continuer d’imposer des sanctions économiques au pays jusqu’à ce que les Iraniens abandonnent ce que le 45e président des Etats-Unis considère comme une volonté de se procurer l’arme nucléaire.

L’Iran a démenti catégoriquement son implication dans ces attaques, se demandant si celle-ci n’étaient pas l’œuvre directe des Saoudiens. La République islamique a par ailleurs fait savoir que les Houthis avaient «humilié les Etats-Unis» en contournant le système de défense antimissile de la monarchie wahhabite.

Le conflit au Yémen, où l’Arabie saoudite mène une coalition militaire régionale depuis 2015, a fait des dizaines de milliers de morts, et trois millions de déplacés, d’après les Nations unies. Il s’agit de «la pire catastrophe humanitaire actuelle» selon l’ONU. Récemment, des lignes de fractures sont apparues au sein même de la coalition, après la prise du palais présidentiel à Aden par le 10 août par des séparatistes soutenus par les Emirats arabes unis, au détriment du gouvernement appuyé par Riyad.

Lire aussi : Macron, Merkel et Johnson accusent l’Iran d’être «responsable» de l’attaque contre l’Arabie saoudite

Source: RT France

Guerre de Saddam contre l’Iran : l’Iran a des comptes à demander

Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, général de division, Mohammad Hossein Baqeri. ©Farsnews

Dans son discours à la session officielle du Parlement ce mardi, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammad Baqeri, a abordé à mots à peine couverts, la déclaration signé France-Grande-Bretagne-Allemagne où l’Iran est accusé sans preuve ni document d’être à l’origine de la frappe au drone du 14 septembre d’Ansaralllah contre Aramco.  Le général a déclaré que les États qui ont soutenu le dictateur irakien Saddam Hussein lors de la guerre imposée à l’Iran, de 1980 à 1988, et les trois pays signataires du PGAC qui refusent aujourd’hui de remplir leurs engagements ont aidé Saddam ».

Les pays en question à savoir le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, fournissaient à l’époque des armes chimiques à Saddam, a-t-il indiqué rappelant le large soutien des pays arabes au régime de Saddam.

« Ces mêmes pays européens qui manquent maintenant à leurs obligations vis-à-vis de l’Iran, ont fourni à Saddam des équipements militaires et un soutien politique. N’oublions pas les armes chimiques que l’Allemagne avait mises à sa disposition », a-t-il fait remarquer.

Le 28 juin 1987, lorsque des avions de guerre irakiens ont attaqué la ville de Sardasht, dans le nord-ouest de la province iranienne d’Azarbaïdjan, avec des armes chimiques, plus de 100 citoyens de la ville ont trouvé la mort et des milliers de personnes ont été blessées.

« L’Irak a agressé l’Iran avec l’argent des pays arabes de la région », a souligné le commandant Baqeri en racontant que le jour où le feu Ayatollah Akbar Hachemi Rafsandjani s’est adressé au roi saoudien, lui reprochant d’avoir apporté une aide d’un montant de 35 billions de dollars à l’Irak, ce dernier a rétorqué que « non, nous avons versé 50 billions de dollars »!

« L’Irak disposait en outre de l’espace aérien, maritime et terrestre des pays arabes pour frapper l’Iran. Le chemin de fer et les ports koweïtiens et saoudiens ainsi que des armes de dernier cri étaient aussi à disposition de l’armée irakienne… Nous sommes plus que certains que durant les huit années de la Défense sacrée, 5 000 chars et 450 avions irakiens ont été détruits. Pour autant, le régime de Saddam Hussein possédait à la fin de la guerre 7 000 chars et blindés et 600 avions modernes », a-t-il détaillé.

Planifié en l’espace de deux mois, l’invasion irakienne avait pour objectif de démembrer l’Iran

« Notre ennemi a équipé son armée en un an et demi après la victoire de la Révolution islamique. L’Irak prévoyait d’envahir l’Iran et bénéficiait pour cela du soutien international. Si tout s’étaient passé comme prévu, l’Iran se serait effondré ou aurait été démantelé en l’espace de deux mois », a-t-il affirmé.

M. Baqeri a salué la puissance acquise au cours des 40 dernières années, depuis l’avènement de la révolution islamique de 1979. « Guidé par le feu fondateur de la République islamique, l’imam Khomeini, la nation iranienne a fait preuve de résistance, a glorieusement remporté la victoire et mis fin à cette agression », s’est-il félicité.

Destruction et captivité: les conséquences d’une nouvelle invasion contre l’Iran

S’adressant aux États du golfe Persique notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, le chef d’état-major des forces armées iraniennes a mis en garde contre les « répercussions dévastatrices » de tout complot à l’encontre de l’Iran.

L’Iran n’est hostile à l’égard d’aucun de ses voisins. Au contraire, ces derniers sont appelés à coopérer avec la République islamique.

L’expérience de la Défense sacré et l’autosuffisance militaire de l’Iran qui a su développer sa propre industrie de la défense sont profitable au monde musulman, a-t-il affirmé.

Source: Press TV

Ansarallah a pris le contrôle des zones au sud de l’Arabie saoudite

Deux combattants de la Résistance yéménite se sont positionnées dans une tranchée à Jizan, février 2019. ©Yemen Press

« Les forces yéménites continuent leurs opérations militaires dans des zones dominées par des mercenaires multinationaux saoudiens sur l’axe est de la région de Jahfan », rapporte des sources d’information dans le sud de la province de Jizan, en Arabie saoudite.

Selon un récent rapport, les forces yéménites ont mené une série d’attaques surprises contre les mercenaires à la solde de Riyad et, après plusieurs heures de lourds affrontements, ont réussi à dépasser les lignes d’attaque de l’ennemi et à progresser dans la région.

« Les forces de la Résistance yéménites ont pu repousser les mercenaires du régime saoudien au cours de l’opération et prendre le contrôle d’un certain nombre des hauteurs montagneuses de la région, notamment al-Sarkha, ainsi que plusieurs bases militaires », selon des informations obtenues.

Des sources sur le terrain ont annoncé que des mercenaires saoudiens ont été tués et blessés lors des affrontements et que les forces yéménites sont parvenus à saisir des quantités considérables d’équipements militaires.

Les combattants yéménites ont avancé vers les montagnes stratégiques qui dominent les parties orientales de la région de Jahfan, d’où les moindres mouvements des mercenaires saoudiens peuvent être pleinement observés.

Un certain nombre de commandants de la « coalition » saoudienne ont été tués et blessés lors de récentes avancées des combattants yéménites sur l’axe est de la région de Jahfan.

La province de Jizan se trouve dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite. Les combattants yéménites y ont repris le contrôle de certaines localités après cinq années d’occupation. Les tentatives des forces de la coalition pour reconquérir les zones perdues ont été jusqu’à présent vouées à l’échec.

Par ailleurs, les soldats et mercenaires saoudiens ont lancé une offensive massive avec le soutien de l’armée de l’air saoudienne contre des combattants yéménites au sud du poste-frontière de Tawal, ont rapporté des sources établies dans la province du Hajjah, au nord du Yémen.

Les combattants yéménites en poste dans la région ne se sont pas repliés malgré les lourdes frappes aériennes de la coalition. Ils n’ont pas quitté leurs positions et ont réussi à repousser les troupes ennemis après quatre heures de vifs combats.

Selon des sources locales, les forces yéménites ont tué et blessé un certain nombre de soldats et de mercenaires saoudiens au cours de leurs contre-attaques menées dans le sud du poste-frontière de Tawal et leur ont infligé des dégâts matériels considérables.

Le poste-frontière de Tawal se situe dans la partie nord de la province de Hajjah, reliant les villes de Tawal et Harad. Il est également considéré comme la porte d’entrée au sud de l’Arabie saoudite, d’où son importance stratégique.

Selon des informations parvenues depuis la zone de Haraz dans la province septentrionale de Hajjah, les affrontements se sont en grande partie atténués.

Actuellement, environ 12% de la zone de la province de Hajjah, y compris le désert du Midi, les districts de Hiran, Haraz et Tawal sont occupés par les mercenaires saoudiens; le transfert de renforts et d’équipement de la province de Saada à la province d’al-Hadid s’effectue en passant par la province de Hajjah et pour cela, cette région revêt une importance toute particulière.

Source: Press TV

CGRI : « Washington a honte d’admettre qu’Ansarallah a frappé Aramco en dépit des sanctions ! »

Le commandant en chef du CGRI, le général Hossein Salami. (Photo d’archives)

« Il n’y a pas de différence entre les Européens et les Américains et aujourd’hui, les Européens ont montré leur vrai visage en accusant l’Iran sans preuve », a déclaré aujourd’hui devant la presse le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Hossein Salami.

En réaction aux accusations sans fondement des trois pays européens : la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne qui ont publié un communiqué pour affirmer que Téhéran était derrière les attaques des installations pétrolières saoudiennes, le général Salami a déclaré que l’Europe, et notamment Paris, Berlin et Londres mentent tout comme les Américains et que nous ne pouvons désormais plus leur faire confiance.

Évoquant les accusations américaines contre l’Iran pour les attaques contre Aramco, le commandant en chef du CGRI a souligné que les Américains avaient en réalité très honte de ce qui s’était passé. « Ils savent bien que c’est Ansarallah qui a visé les sites pétroliers, mais ils ne veulent pas accepter que ce mouvement ait pu accéder à cette performance en dépit du blocus imposé [au Yémen] », a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, le 24 septembre, les dirigeants français, allemand et britannique ont pris une déclaration commune pour condamner les attaques du 14 septembre contre les installations pétrolières de Buqayq et de Khurais et pour en imputer la responsabilité à Téhéran.

« Il est clair pour nous que l’Iran porte la responsabilité de cette attaque. Il n’y a aucune autre explication plausible », lit-on dans leur communiqué.

« Nous soutenons les enquêtes en cours pour obtenir plus de détails », ajoute le texte.

Quelques heures avant de publier ce communiqué, Macron avait averti qu’« il faut être très prudent dans l’attribution de la responsabilité » des attaques d’Aramco.

« Il faut être très prudent dans l’attribution ; (…) ce bombardement est un fait militaire d’une nouvelle nature qui change l’écosystème dans lequel était la région et qui crée aussi une nouvelle donne », a déclaré le président français, selon un article du journal français, Le Monde.

Source: Press TV

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