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Pourquoi l’Afrique anglophone se porte mieux que sa sœur francophone

#Autres pays : Au moment où les pays de la Comesa, majoritairement anglophones, expérimentaient une croissance moyenne supérieure à 7%, les francophones de la zone franc peinaient à enregistrer une croissance de 5%. Les anciennes colonies françaises ont un sérieux retard sur leurs sœurs d’expression anglaise.

Le premier TGV de l’Afrique de l’Ouest ne sera pas pour un pays francophone. C’est le Nigéria qui l’inaugure mi-juillet 2016.

C’est un débat qui peut soulever des passions, mais les faits sont têtus et les chiffres plus éloquents que les analyses. Il suffit de jeter un œil sur l’indice de développement humain (IDH), pour s’en convaincre. Parmi les dix pays ayant le meilleur IDH du continent, seul le Gabon est un francophone d’Afrique subsaharienne avec 0,68, occupant la huitième place. Le pays d’Ali Bongo est devancé notamment par Maurice (0,78), Les Seychelles (0,77) et le Botswana (0,70), mais aussi par des pays d’Afrique du Nord, l’Algérie, la Libye, la Tunisie.

Il faut aller vers le bas du tableau pour voir une concentration de francophones. Le Niger, la République Centrafricaine et le Tchad ferment la marche avec un IDH compris entre 0,35 et 0,39, occupant par la même occasion les dernières place dans le monde, selon le classement du Pnud en 2015.

Croissance de 6% à 7% de la Comesa…

Si l’on se tourne vers les indicateurs comme la production ou le rythme de croissance de ces dernières années, on aboutit à des conclusions similaires. Les pays anglophones ont longtemps expérimenté une croissance de 6 à 7%. Selon, le Fonds monétaire international (FMI), les pays de la Comesa (marché commun de l’Afrique orientale et australe) ont enregistré une croissance régulièrement supérieure à 6%, entre 2004 et 2015. En 2010 et 2011, d’ailleurs leur croissance à même atteint 7,9 et 7,1%, hors produits pétroliers, souligne le FMI. Il convient de rappeler que sur 18 membres de la Comesa, seuls trois sont francophones, à savoir la RD Congo, les Comores et Madagascar.

… Contre 3,4 à 4,9% en zone franc

Pendant ce temps, les pays de ce qui est communément appelé Zone franc, à savoir les huit membres de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) et les cinq de la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) enregistre une croissance moyenne beaucoup plus faible, sur la même période. Ainsi, par exemple, on passe de 3,4% en 2009 à 4,9% en 2015, avec un pic de 6,1% en 2012.

Cela se ressent évidement sur le PIB global des anglophones, qui hors Afrique du Sud, pèse pour 48% de la production subsaharienne, contre moins de 20%, pour les francophones.

Alors qu’est-ce qui explique une telle situation?

La réalité est que l’activité économique est plus florissante chez les adeptes de la Langue de Shakespeare que chez les pays parlant français. Même le Rwanda qui est devenu un exemple de progrès en Afrique a changé de camp, adoptant l’anglais comme langue officielle. Au moment où les jeunes Dakarois ou Bamakois se projettent dans l’immigration, à Nairobi ou Kampala, on est plutôt orienté vers la création d’un business local.

Les 4 meilleurs réformateurs africains sont anglophones

Quand on jette, un œil sur le rapport Doing Business, on ne tarde pas à voir que le climat des affaires chez les anglophones d’Afrique subsaharienne est nettement plus propice. Le rapport publié en octobre 2015, montre que les quatre meilleurs réformateurs de leur environnement des affaires sont anglophones. Il s’agit notamment de Maurice, du Rwanda, du Botswana et de l’Afrique du Sud. Ils dépassent même les pays du Maghreb, à savoir la Tunisie et le Maroc qui arrivent respectivement à la cinquième et sixième position.

C’est dire qu’en général, il est plus facile de créer une entreprise et de recouvrer sa créance ou de procéder au règlement d’un différend quand on investit dans un pays anglophone que dans un pays francophone d’Afrique subsaharienne.

Conflit chez les grands pays francophones

Pour certains observateurs, les conflits ne facilitent pas le développement de l’Afrique francophone. On l’a vu notamment en République démocratique du Congo où pendant plusieurs années la croissance a été négative. Il a fallu retrouver la stabilité pour voir revenir la prospérité dans ce pays de 70 millions d’habitants. Ainsi, la RDC a enregistré l’un des meilleurs taux de croissance du continent entre 2010 et 2015, avec des croissances comprises entre 7,2 et 9,2%.

Mais ce rattrapage risque d’être terni par les prochaines électorales qui risquent de plonger le pays dans un nouveau conflit. Ainsi, le FMI projette une chute de la croissance qui pourrait passer à 5,0% et 5,1% en 2016 et 2017. D’autant que, les cours des matières premières qui portaient la production congolaise sont en chute libre.

Le franc Cfa, un frein

Un autre géant francophone d’Afrique a connu, lui également un conflit interne qui a sapé sa croissance pendant cinq ans. Il s’agit de la Côte d’Ivoire qui pèse, à elle seule, pour 40% du PIB de l’Uemoa. Par conséquent, le fait de rester sur une période aussi longue, dans un conflit n’a pas servi ses voisins francophones, en particulier.

Il y a également, la monnaie, à savoir le Franc Cfa, hérité de la colonisation et qui est arrimé à l’euro. Depuis quelques temps, les analyses se multiplient, critiquant ce mécanisme qui ne permet pas aux États africains francophones de mener une politique monétaire correspondant à la santé de leurs économies respectives. Car, le  franc Cfa est piloté à partir de la Banque centrale européenne (BCE) qui reçoit les réserves des pays de l’Uemoa et de la Cemac.

Ainsi, il est impossible à ces francophones d’Afrique subsaharienne de relancer leurs exportations en jouant sur la flexibilité du taux de change. Car ce taux est fixé à 655 Fcfa pour un euro. C’est ainsi depuis 2001. La monnaie unique est un excellent outil. C’est une chose dont tous les analystes conviennent. Par conséquent, il faut garder le même espace monétaire, voire l’élargir à d’autres pays, cependant il faut que la banque centrale soit autonome.

Par ailleurs, il existe beaucoup d’autres explications. C’est le cas notamment du niveau d’infrastructures plus faibles dans les anciennes colonies françaises que chez leurs sœurs anglophones. On cite aussi l’étroitesse des marchés intérieurs. Car les pays anglophones, à la faveur d’une meilleur découpage au moment de l’indépendance, sont plus grand et donc possèdent plus d’habitants. Par conséquent, il est plus facile de développer une entreprise au Nigeria qui compte 170 millions de consommateurs potentiels qu’au Sénégal, qui n’en a que 14 millions.

Source: Afriquele360

11 Comments on Pourquoi l’Afrique anglophone se porte mieux que sa sœur francophone

  1. Il me semble qu’il y’a d’autres facteurs fondamentaux qui sont oublies dans cette analyse. Que faites vous des richesses naturelles des le depart. Est ce que les autre pays d’Afrique ne sont pas naturellement plus gates par la nature que d’autres. Ensuite il y’a un petit amalgam entre UEMOA et francophone. Finalement, moi je ne crois pas du tout qu’une langue soit source de development ou de sous development. Le cas du Rwanda est mal choisi. si non il suffit que tous les pays deviennent Anglophones. Je suis sure que si l’on compte les Rwandais francophones sont encore plus nombreux que les Ewandais Anglophones. Le Rwanda est en train de reussir par ce qu’ils sont plus serieux et mieux organises. Tant que les pays aricains ne seront pas serieux et disciplines dans leur gouvernances et consistant dans l’application de leurs politiques publiques ce sera toujours la meme pagaille!

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  2. lester miles // 3 octobre 2016 à 17:58 // Répondre

    Pas convaincant du tout!!

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  3. lester miles // 3 octobre 2016 à 17:59 // Répondre

    Donc on parle anglais et tout devient paradisiaque ?? Soyons sérieux !!

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  4. L Afrique anglophone ne se fait pas dévaliser par ses anciens colonisateur….Chirac a toujours avouer que la France ne seras rien sans l Afrique

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  5. Les pays du Maghreb seraient donc anglophones ?

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  6. Analyse biaisée dès le départ. Pas d’instruments comparatifs probants. Amalgame entre données partielles et langues. Et grave erreur omission de la culture des peuples leur Histoire. Bref: rien que des raccourcis. A quelle fin??? Stop a la manipulation des peuples

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  7. je vous ai lu et je vois que beaucoup refuse d’ouvrir les yeux. breff la FRANCE FREINE LEUR COLONIE DEPUIS BIEN LONGTEMPS ET VOICI LA PREUVE.
    toutes les colonies anglaise sont a des année lumière des francophone et il a des ta de preuve.

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  8. Ayons l’honnêteté intellectuelle de le reconnaitre svp.Regardons par exemple dans le domaine de la santé.Quel pays en zone cemac ou uemoa vaut le kenya ou la namibie en matière de médicine?

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  9. Y’ona qui vont être vexé the french kiss

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  10. Les pays francophones ont eu le plus mauvais predateur « la France »

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  11. Exact ..mais vous savez pourquoi…?
    parce que le colonialisme impérialiste français était destructeur pour l’Afrique.. et il l’est encore aujourd’hui ….ce continent qu’ils pillent et massacrent depuis 57 ans, après leur colonialisme sauvage et destructeur et qui continuent encore aujourd’hui de pomper l’impôt colonial, ainsi que les matières premières stratégiques.
    Une tache noire…mais une vache à lait dont la France ne peut se passer comme d’un biberon pour un bébé attardé….
    l’unique système monétaire colonial au monde, ayant survécu à la décolonisation….

    La France à éternisé la colonisation au service de ses intérêts économiques, en supprimant les monnaies africaines et en créant des banques privées appartenant aux colons et contrôlées par l’état français qui exploite les matières premières des colonies, alimente l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour ses produits.
    Quinze pays africains subissent encore aujourd’hui, sauvagement, la main basse de l’empire colonial et des choix financiers indiqués par les intérêts de Paris…comment voulez vous que l’Afrique francophone se relève ???
    Sans parler des valises d’argent qui transitent vers Paris…ni des aides au développement facturées et augmentées des intérêts…etc..etc..
    Le discours du souverain Mohammed VI à Abidjan a clarifié la situation et sa phrase «Il n’y a plus de terrain acquis, pas plus qu’il n’y a de chasse gardée. Ce serait une illusion de croire le contraire» a été édifiante et les avait secoués.

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