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Défaite stratégique des USA – Invasion terrestre de la Syrie – 65 000 GI’s de plus?

Le président syrien Bachar al-Assad rend visite aux soldats syriens dans la Ghouta orientale. ©AFP

La défaite stratégique des USA en Ghouta orientale et Deir ez-Zor

Dimanche 19 mars, le président Assad s’est rendu dans la Ghouta orientale pour savourer la victoire: l’armée syrienne et ses allés sont à deux pas de reprendre la Ghouta et ce sont les Américains qui sont en colère: matraquage médiatique anti-russe, menace euro-américaine contre l’Iran, l’Occident use et abuse de tous les moyens pour stopper l’inexorable avancée d’Assad et de ses alliés. Pourquoi ? 

Depuis l’été 2017, les Etats-Unis occupent en effet la zone frontalière d’al-Tanf entre la Syrie et l’Irak pour s’en servir comme base-arrière de leurs opérations militaires en direction de Deir ez-Zor au nord et de la Ghouta à l’est. Il s’agissait pour les Américains de tenter d’occuper les villes de Deir ez-Zor et d’al-Qaïm au nord-est, sur les frontières avec l’Irak, ainsi que la capitale Damas. Or, les Américains ont perdu à deux reprises.

En 2017, le Hezbollah et les alliés irakiens de l’armée syrienne, à savoir les Hachd al-Chaabi, se sont déployés sur les frontières syro-irakiennes, non loin d’al-Tanf où opèrent les forces spéciales US. L’axe de la Résistance a ainsi isolé les USA dans la poche d’al-Tanf pour ainsi libérer Deir ez-Zor, mais aussi le point de passage stratégique d’al-Qaïm, avec en toile de fond le démantèlement de Daech qui opère librement dans l’est de l’Euphrate.

La seconde défaite US vient de se produire dans la Ghouta orientale car c’est depuis cette région que les USA comptaient attaquer Damas. La planification militaire stratégique de lier al-Tanf et la Ghouta aurait pu se concrétiser si l’armée syrienne et l’axe de la Résistance secondée par la Russie n’étaient pas intervenues à temps pour reprendre ces zones et attaquer les terroristes, en vue de les forcer à se rendre et à se retirer à Idlib.

Les USA n’ont cessé de penser à vicier depuis l’arrivée de Trump au pouvoir les élections législatives et présidentielles syriennes prévues en 2019. Ce serait, croient-ils, à partir de la Ghouta qu’ils pourraient par terroristes interposés insécuriser la capitale et faire échec à Assad. La perspective d’un retour de la Ghouta dans le giron de l’État syrien est donc plus qu’un cauchemar.

Si les États-Unis, secondés par leurs nervis européens, ont décidé de nouvelles sanctions contre la Russie et s’apprêtent à en faire autant pour l’Iran, c’est que la défaite dans la Ghouta et à Deir ez-Zor est stratégique. Quant à l’axe de la Résistance et à la Russie, les dés sont presque jetés: dimanche, Assad prenait un bain de foule au milieu de ses soldats et des centaines d’habitants de la Ghouta orientale, y savourant un début de la victoire. Poutine, lui, est désormais sûr de rester jusqu’en 2024 au Kremlin.

Source: Press TV

Des soldats américains en Irak. (Photo d’archives)

Les États-Unis peinent à s’implanter en Syrie : s’il est vrai qu’ils possèdent déjà une dizaine de bases militaires dans le nord syrien, à la faveur des Kurdes qu’ils viennent tout simplement sacrifier sur l’autel de leurs intérêts à Afrin et sans doute bientôt à Manbij, ces bases-là ne vont pas au-delà de simples camps de fortune. Trop inquiet par la perspective d’une défaite imminente, le chef du CENTCOM reconnaissait il y a quelques jours de cela le désœuvrement stratégique de Washington devant le Congrès : 

« L’Iran est un acolyte clé du régime depuis un moment… La Russie est aussi un acolyte clé du régime. Si la Russie, la Syrie et l’Iran gagnent dans la région, cela implique qu’il nous faudra lutter contre l’influence de l’Iran dans cette région particulière et contre l’influence de la Russie ».

En somme, ce que reprochent les USA à l’Iran et à la Russie, c’est d’avoir fait bloc autour de l’État syrien pour en empêcher le démembrement, et en faire une base arrière, une de plus, pour les projets néocolonialistes US au Moyen-Orient.

Or, la pilule est trop dure à avaler pour les Américains qui ont prouvé à plus d’une reprise qu’ils sont bien lents à déclarer forfait. À en croire le représentant républicain, Rand Paul, connu pour avoir toujours ramé à contre-courant de la classe dirigeante, le Pentagone vient de réclamer au Congrès l’autorisation nécessaire au déploiement de 60 à 65 mille GI’s en Syrie!

Alors que jusqu’ici, le nombre des forces US ne dépassait les 2000 et que les agissements américains se réduisaient à des frappes aériennes d’envergure, l’Amérique compterait engager largement ses troupes au sol, cette fois, non pas sous prétexte de vaincre Daech (il est vaincu par Damas et ses alliés, NDLR), mais pour, dit-il, « préserver la paix et la stabilité régionale ».

Paul se réfère à la clause « Syrie » du projet de loi finance 2019 des États Unis et souligne : « La campagne de la coalition (US) se poursuivra en Syrie pour le démantèlement total de Daech. Mais l’un des principaux axes de la stratégie syrienne du Pentagone consiste aussi à équiper, à maintenir et à renforcer les opposants d’Assad. À la fin de l’exercice budgétaire de 2018, les États-Unis comptent faire passer le nombre de leurs « troupes » en Syrie à 60.000 voire 65.000 personnes. Soit 30.000 pour des opérations contre Daech et 35.000 pour assurer la sécurité des régions « libérées » (occupées par les USA; NDLR). Ainsi il y aura 20 militaires pour mille civils ».

Le député Paul rappelle qu’une telle expédition de forces ne vise « ni plus ni moins à renverser Assad » alors que la Syrie élira en 2019 son président et que « selon toute vraisemblance, Assad se fera réélire » par une majorité de Syriens qui savent désormais faire la différence entre amis et ennemis. Paul s’en prend ensuite à Donald Trump qui a fustigé « tout au long de sa campagne électorale, Obama pour avoir soutenu les Takfiristes » et « compté sur eux pour changer le régime Assad » : « Trump s’est fait élire entre autres pour avoir promis au peuple américain de ne pas chercher à renverser les régimes ni à provoquer le chaos dans le monde ».

Mais il est vrai que depuis que Trump est entré à la Maison Blanche, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Paul conclut : « Comme le confirmait le président Eisenhower en 1961, les présidents passent, mais le complexe militaro-industriel reste et c’est lui qui décide de la politique américaine ».

Source: Press TV

L’Oncle Sam est bel et bien coincé en Syrie

Lors d’une audition au Congrès, témoignant devant le Comité des services armés, le général Joseph Votel, chef du commandement central étasunien (CENTCOM), s’est plaint du fait que la Russie et l’Iran déstabilisent la lutte contre l’État islamique en Syrie.
Il a aussi accusé Téhéran et Moscou d’empêcher la Syrie de « progresser » :
Notre mission en Syrie est strictement axée sur la défaite de l’État islamique… En ce moment, la plus grande menace en Syrie est due à toute l’instabilité qui empêche le pays de progresser… Certes, l’Iran en est l’un des aspects, mais la Russie aussi.

Le général a raconté que Moscou joue au pompier pyromane en suscitant des tensions entre les diverses forces, puis en tentant ensuite d’arbitrer les conflits. C’est ainsi que la Russie aurait sapé les relations entre la Turquie et les États-Unis :

Je suis donc préoccupé par le rôle joué par la Russie dans le nord de la Syrie, et par la manière dont elle affecte nos relations, et en particulier nos relations avec la Turquie… La Turquie était depuis longtemps notre partenaire clé dans la lutte contre l’État islamique, et nous reconnaissons qu’elle a des préoccupations légitimes de sécurité avec le terrorisme le long de ses frontières.

Le patron du CENTCOM a poursuivi en affirmant que les États-Unis s’opposeront à l’activité iranienne et russe dans la région :

L’Iran est un acolyte clé du régime depuis un moment… La Russie est aussi un acolyte clé du régime. Si la Russie, la Syrie et l’Iran gagnent dans la région, cela implique qu’il nous faudra lutter contre l’influence de l’Iran dans cette région particulière [le général rassure son auditoire : il a bien compris qu’il faut défendre à tout prix la colonie de cinglés, NdT] et contre l’influence de la Russie.

Le général Votel a aussi dit que le cessez-le-feu de l’ONU imposé le mois dernier n’a guère eu d’effet, et il s’est plaint du renforcement des capacités de la défense antiaérienne russe en Syrie, qui menace la suprématie de ses forces aériennes.

En d’autres termes, la Syrie, la Russie et l’Iran sont coupables d’empêcher les États-Unis de renverser le gouvernement Assad en Syrie afin d’y installer à la place un régime fantoche. Il faut maintenant que les États-Unis digèrent les conséquences de leur politique dans la région.

Source: Syrian Free Press; Traduction: Petrus Lombard; Réseau international via Almanar

Un hélicoptère russe équipé d’un système «tueur d’électronique» repéré en Syrie

Les premières photos prises en Syrie d’un hélicoptère Mil Mi-8 équipé du système de guerre électronique Richag-AV ont été publiées sur Twitter, annonce le journal Rossiyskaya Gazeta.

Le Richag-AV est considéré comme un des moyens les plus puissants pour désactiver l’équipement électronique d’avions militaires et de missiles de croisière. Ce système a la réputation d’être un «tueur d’électronique».

L’utilisation du Richag-AV a sérieusement diminué l’efficacité des missiles de croisière Tomahawk tirés sur la base aérienne syrienne d’al-Chaayrate en avril 2017, indique le journal.

Seuls 23 d’entre eux ont réussi à atteindre leur cible, 36 autres ont été désactivés, selon des sources russes.

Le complexe Richag-AV est capable de défendre des territoires dont la superficie fait des centaines de kilomètres carrés. Il collecte et enregistre les paramètres des cibles ennemies dans sa base de données. En cas de nécessité, le Richag-AV brouille l’électronique ennemie.

Ce système de lutte électronique peut être installé non seulement dans des hélicoptères, mais aussi sur des dispositifs terrestres et navals.

Source: Sputnik

2 Comments on Défaite stratégique des USA – Invasion terrestre de la Syrie – 65 000 GI’s de plus?

  1. josephhokayem // 24 mars 2018 à 20:18 // Réponse

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

    Aimé par 1 personne

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