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Mohammed ben Salmane roi dès ce soir? – Bahaa Hariri remplacera Saad Hariri au Liban?

Mohammed ben Salmane roi dès ce soir?

Selon le quotidien panarabe Raï al-Youm, une nouvelle cérémonie devrait avoir lieu ce soir en Arabie saoudite et il est même possible que Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, devienne roi à cette occasion.

« On s’attend à ce que lors de cette cérémonie, qui devrait avoir lieu ce jeudi 9 novembre ou bien demain vendredi, le roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz, abdique en faveur de son fils Mohammed », a poursuivi de quotidien avant d’indiquer : « Il y a également d’autres prévisions moins crédibles qui évoquent une intervention militaire au Qatar et au Liban. »

Avant de l’effacer quelques instants plus tard, la chaîne saoudienne Al-Arabiya a écrit mercredi soir sur son compte Twitter : « D’ici quelques heures, Mohammed ben Salmane deviendra roi. » Le texte a pourtant été vite retiré.

Simultanément à la vague d’arrestations visant les princes et plusieurs autorités saoudiennes, les analystes sont d’avis que Mohammed ben Salmane est en train d’asseoir son pouvoir et d’écarter ses opposants éventuels et que l’actuel roi se retirerait bientôt en sa faveur.

Source: Pars Today

Arabie: les scénarios après la purge des princes, selon l’opposant saoudien Fouad Ibrahim

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Selon l’opposant saoudien, Fouad Ibrahim,la campagne de Mohammad Ben Salman comprend plusieurs signes indicateurs.

Certes, elle a débuté dès son arrivée au pouvoir avec la mise à l’écart  de toute l’équipe politique  de l’ancien roi, y compris son conseiller Khaled Tuwaijri (actuellement en détention), et le gouverneur de Riyad Turki ben Abdallah (actuellement détenu), et le prince de La Mecque Mechaal ben Abdallah (actuellement détenu).

Premier signe sans précédent de la campagne est que Ben Salman ne veille plus à préserver l’unanimité au sein de la famille royale encore moins à partager  le pouvoir avec les princes. Au contraire, il a annoncé une rupture complète, accompagnée de la construction de nouvelles alliances en dehors de la famille.

Deuxièmement, la campagne s’inscrit dans le contexte de la restructuration du pouvoir. Il s’agit d’une opération peu commune, car elle ressemble à une confrontation avec les lois de l’histoire, avec des coutumes en vigueur depuis soixante ans. Pour comprendre la nature de mesures adoptées par le roi Salman et son fils depuis de deux ans, il faut savoir que si ce genre de processus avait lieu avec quelqu’un d’autre  que Mohammed ben Salman (par exemple: le frère du roi, Ahmad ben Abdel Aziz,), les événements auraient évolué d’une autre manière, différemment des cadences des époques précédentes.

Dans la forme, une opération de cette ampleur ne peut  seulement être de nature financière, sa dimension politique étant nécessairement à son origine.

Il en est de même des accusations qui ont été lancées contre des princes, des ministres et des entrepreneurs afin de les discréditer. Comme cela a été le cas avec  le prince Mohammad ben Nayef, dont la réputation a été ternie par des accusations de toxicomanie  pour justifier sa mise à l’écart. Cependant, ces accusations n’épargnent ni le roi et ni son fils car elles impliquent que la corruption touche les sphères les plus hautes du pouvoir du haut jusqu’à la base.

Par ailleurs, les investisseurs étrangers risquent de mal interpréter cette campagne anti-corruption,  : comment peuvent-ils faire confiance en un pays où la corruption est répandue sous tous ses aspects? Et  qu’est-e qui garantit que le roi et son fils ne trempent pas aussi dans cette corruption? Et donc, la campagne d’arrestations  des princes, des ministres et de leurs adjoints, des entrepreneurs et des commerçants risque fort de ne pas être interprétée comme une lutte contre la corruption, mais plutôt comme un règlement de comptes politiques internes, une liquidation des centres de pouvoir au sein de la famille royale, qui pourraient à un stade ultérieur se rassemblaient en un bloc.

Concernant la démission de Saad Hariri, certains la  lient à la liquidation des centres de pouvoir au sein de la famille royale, tout comme cela a eu lieu dans la crise qatarie, exploitée pour exécuter la décision de supprimer le prince Mohammad ben Nayef. En fait, le plan prévu pour préparer l’arrivée de Mohammad ben Salman au trône, a commencé à être appliqué depuis le premier jour de l’accession de Salmane au trône.  Certaines décisions ont été adoptées dans ce contexte , soit afin de préparer le terrain à l’intronisation de Mohammad ben Salmane au moment propice.

Quels sont les scénarios possibles et les défis qui guettent Ben Salman:
-Corrosion de la famille royale.
-Affaiblissement systématique des princes et des branches rivales.
-Réformer les alliances. Ben Salman ne compte plus sur  la famille royale pour s’imposer au pouvoir, mais il recourt à d’autres forces sociales (autres tribus ou même à des puissances étrangères).
-Le manque d’harmonie familiale peut ouvrir la voie à de nouvelles forces concurrentes.
-Les princes mécontents pourront-ils organiser un mouvement rebelle avec d’autres parties tribales et sociales?
-Accélérer le processus d’intronisation de Mohammad ben Salman après  avoir éliminé ses concurrents
-Est-ce que le projet « Arabie Saoudite 2030 » évolue comme prévu? Quelles en sont les garanties: la force de l’économie, le soutien de Washington, un consensus de l’intérieur (forces sociales, clergé, libéraux …).
-La réforme politique est-elle possible maintenant?
-Ben Salman affronte les dignitaires religieux : il change les programmes, transgresse  les tabous, libère les femmes, autorise les chants et les fêtes …
-Il ne s’accorde pas avec les composants internes: Chiites, Soufis et Ismaïlis …
-Il confronte   les princes.
-Il dirige des conflits dans la région: Qatar, Yémen, Syrie, Iran et Liban.

Traduit par notre rédaction du journal al-Akhbar

Source: Almanar

Riyad remplacera Saad Hariri par son frère Bahaa

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Selon les sources saoudiennes citées par le journal Al-Akhbar, le prince héritier Mohammed ben Salmane a décidé de convoquer le frère de Saad Hariri, Bahaa Hariri, à Riyad pour le désigner président du mouvement al-Mustaqbal.

Contre toute attente ou du moins à la surprise générale, Saad Hariri a démissionné de son poste de Premier ministre. Il a accusé le Hezbollah et son allié iranien d’avoir la « mainmise » sur le Liban et il a affirmé avoir peur d’être assassiné.

Il aurait cédé à la pression du régime saoudien, dont l’objectif serait de semer la discorde et l’instabilité au Liban.

Les autorités libanaises sont convaincues que le Premier ministre démissionnaire est détenu en Arabie, rapporte Reuters. Certains États arabes et occidentaux appellent à faire pression sur l’Arabie pour libérer Saad Hariri. La détention de Hariri à Riyad est une violation de la souveraineté libanaise, a déclaré un haut responsable du Liban qui a requis l’anonymat.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a rejeté les allégations concernant la détention de Saad Hariri à Riyad.

Source: Pars Today

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