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EN CONTINU : Offensive irakienne contre les forces kurdes à Kirkouk, au moins 10 peshmergas tués

Les forces irakiennes reprenant le contrôle d’un champ pétrolier le 16 octobre/Source: Reuters

Les forces irakiennes ont lancé une offensive pour déloger les combattants kurdes de Kirkouk. Elles se sont notamment emparées d’un des six champs pétroliers bordant la ville, ainsi que d’une base aérienne militaire.

  • La coalition internationale sous commandement américain a publié un communiqué concernant les incidents de Kirkouk, concernant lesquels elle assure ne pas prendre parti.

    Pour la coalition, il ne s’agit pas d’«attaques», mais de mouvement coordonnés de l’armée irakienne. Les combats qui ont suivi ces manœuvres sont eux liés à une «incompréhension», poursuit l’alliance militaire.

    «Nous continuons à promouvoir le dialogue entre les autorités kurdes et irakiennes. Toutes les parties doivent rester concentrées sur le combat contre notre ennemi commun, l’Etat islamique en Irak», a déclaré le major-général Robert White, chef des opérations de la coalition internationale.

  • Des soldats irakiens se sont filmés en train d’arracher un drapeau kurde dans les environs de Kirkouk.

  • Dix peshmergas ont été tués et 27 autres blessés lors des combats nocturnes entre les forces kurdes et les unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi, dans la province de Kirkouk, a indiqué le 16 octobre un responsable kurde.

    Sherzad Hassan, directeur-adjoint de la Santé dans la région de Jamjamal, a fourni ce bilan uniquement pour les hôpitaux de sa zone. Selon des responsables kurdes, des dizaines de combattants kurdes sont portés disparus, et des combattants tués ont pu être transférés vers différents établissements.

  • Le commandement des Peshmergas a publié un communiqué dans lequel l’intervention irakienne est qualifiée de «guerre contre les Kurdes».

    «Le gouvernement de Haider al-Abadi est responsable de la guerre contre le Kurdistan, il devra en payer le prix», peut-on lire dans le communiqué.

  • Des milliers d’habitants sont en train de fuir la ville de Kirkouk face à l’avancée des troupes irakiennes.

  • Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a nommé Rakan al-Jbourri, un Arabe, comme gouverneur de Kirkouk.

  • Le ministère des Affaires étrangères turc a fait savoir que la Turquie serait aux côtés du gouvernement irakien pour apporter la paix et la stabilité dans la région.

    «Nous sommes prêts à travailler avec les forces irakiennes pour mettre fin à la présence du PKK en Irak», a déclaré Mevlut Cavusoglu.

  • Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov s’est inquiété de l’escalade des violences en Irak. «La Russie voit d’un mauvais œil les affrontements entre Bagdad et les militants kurdes et espère que la crise va se régler au plus vite», a-t-il déclaré.

Une base aérienne militaire située à l’est de la ville de Kirkouk a été reprise par les forces irakiennes dans le cadre d’une offensive lancée le 16 octobre. Un champ pétroliers est également repassé sous contrôle de la police fédérale irakienne et de ses unités spéciales.


Le premier ministre irakien Haider al-Abadi a aussi appelé les forces militaires kurdes Peshmergas à se soumettre aux autorités fédérales irakiennes.  

Deux civils auraient été blessés lors de ces opérations d’après le média kurde Rudaw.

Attention ces images peuvent heurter la sensibilité du public

Après l’échec du dialogue et l’expiration d’un ultimatum fixé par le pouvoir central, l’armée irakienne, conformément au premier objectif fixé par le gouvernement, a fait mouvement dans la nuit du 15 au 16 octobre, reprenant aux peshmergas des routes ainsi que des infrastructures de production énergétique et de sécurité.

Si des échanges de tirs ont eu lieu, la progression a été rapide du fait du retrait des peshmergas de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) des positions qu’ils contrôlaient au sud de Kirkouk. L’UPK est rival du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du président kurde, Massoud Barzani.

Récupérer les territoires conquis par Daesh

Bagdad répète ne pas vouloir mener de guerre, mais assure qu’il est de son devoir de reprendre les zones sous contrôle des autorités centrales aux peshmergas, qui ne répondent qu’aux autorités kurdes.

En outre, Bagdad, dont le budget est grévé par la chute des cours du pétrole et trois années de combat contre Daesh, entend reprendre la main sur les 250 000 barils de pétrole par jour que produisent trois champs de la province de Kirkouk ; Khormala, pris par les Kurdes en 2008 ; et Havana et Bay Hassan, pris en 2014.

Le Kurdistan, dont la situation économique reste précaire, pourrait, lui, lourdement pâtir de la perte de ces champs qui assurent 40% des exportations pétrolières de cette région autonome.

Bagdad, en crise ouverte avec Erbil, capitale du Kurdistan autonome depuis la tenue le 25 septembre de son référendum d’indépendance sur son territoire mais également dans des zones disputées, notamment Kirkouk, a récemment multiplié les mesures économiques et judiciaires pour faire plier les autorités du Kurdistan.

Source: RT France

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