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Prédateurs confirmés: Les Américains ont commencé le pillage du pétrole syrien

Photo à titre d’illustration du site Kurdistan 24 montrant un champ pétrolier dans l’est syrien.

Dans le nord-est syrien, les FDS sont impliqués dans des affrontements avec Daech, mais elles ont apparemment une autre mission : aider les USA à piller du pétrole. Les lignes qui suivent sont tirées d’un article publié par le site d’information et d’analyse Mashregh News qui s’attarde sur cette question.

Selon les rapports portant sur les dernières évolutions survenues au sud de la province de Hassaké dans le nord-est de la Syrie, les paramilitaires kurdes ont réussi à reprendre à Daech les deux villages d’Abou Hameza et d’al-Hamidiya, situés sur l’axe de l’est à une distance de 14 km des frontières communes avec l’Irak.

Au cours des opérations qui ont abouti à la prise du village d’al-Hamidiya, les paramilitaires kurdes ont découvert des tunnels conduisant à la localité stratégique d’al-Dachicha. Les opérations des paramilitaires kurdes pour occuper les villages de Rouhaniya, Abou Sakra et Abou Sakhr ont commencé tandis que selon les tout derniers rapports, la localité stratégique d’al-Dachicha est de nouveau le théâtre d’affrontements.

La localité d’al-Dachicha se situe à 70 km au sud-est de Hassaké, à une distance d’environ 5 km de la frontière syro-irakienne ; cet endroit est donc considéré comme étant un important pont de communication entre la Syrie et l’Irak. Un grand nombre de terroristes de Daech se trouvent actuellement dans les zones aux alentours d’al-Dachicha qui, au cours des dernières années, représentait l’un des principaux itinéraires de Daech pour le commerce de marchandises et le trafic de pétrole.

D’après des sources sur le terrain dans la province de Hassaké, c’était encore par le biais d’al-Dachicha que les daechistes faisaient parvenir en Syrie divers articles qu’ils pillaient aux Irakiens habitant dans les régions frontalières près de la Syrie ; les terroristes de Daech n’hésitaient pas à l’époque à massacrer en grand nombre les habitants d’al-Dachicha surtout les jeunes.

Un champ pétro-gazier à Deir ez-Zor (Archives)

Le bras armé des États-Unis en Syrie, à savoir les FDS (Forces démocratiques syriennes) ont réussi à s’emparer du champ gazier « Konoko » dans l’est de Deir ez-Zor. Secondées par l’aviation américaine, les Kurdes des FDS sont parvenus à repousser Daech, retranché dans cette localité avant de s’y installer. Vendredi, l’armée syrienne se trouvait encore à Khusham, un quartier tout près du gisement en question. 

Quelques heures avant l’annonce de la reprise du gisement gazier en question par les Kurdes, Al Akhbar avait évoqué les informations faisant état des opérations héliportées des Américains dans l’est de la ville de Deir ez-Zor, soit tout près de Konoko qui représente le plus grand gisement gazier de l’est de la Syrie. Parallèlement, certaines sources, toujours citées par Deir ez-Zor, ont fait état de l’évacuation des chefs daechistes, retranchés dans l’est de la province, ce qui laisse entendre que les Américains auraient fait place nette à Konoko avant l’arrivée de leurs alliés kurdes.

Alors que l’armée syrienne et ses alliés comptaient hisser le drapeau syrien dans le site gazier en question, son désormais contrôle par les Kurdes des FDS risque de provoquer de nouvelles frictions. Certaines sources s’inquiètent même de voir Américains et Russes revenir sur leurs accords passés et finir par en découdre avec ces accords à Deir ez-Zor. Jeudi dernier, les tensions sont montées d’un cran. Les FDS et leurs alliés américains ont pris pour cible de leur artillerie les positions de l’armée syrienne dans l’est de l’Euphrate. Aussitôt après Moscou a menacé de viser les positions des FDS et des forces spéciales US, si ce coup se reproduisait à nouveau. La Russie a informé via le Qatar les Américains de sa détermination à riposter.

Deir ez-Zor est le théâtre de deux offensives parallèles qui visent toutes les deux Daech : l’une se déroule dans la ville de Deir ez-Zor ainsi que dans sa banlieue ouest et implique l’armée syrienne et ses alliés. L’autre opération menée par les FDS et sous l’auspice des Américains vise le nord et l’est de la province. Pour les experts, la concomitance de ces deux opérations renforce les risques du face-à-face de l’armée syrienne avec les États-Unis. Deir ez-Zor est de loin la province syrienne la plus riche en pétrole et en gaz, ce qui explique l’intérêt soudain des alliés kurdes des États-Unis pour la ville et sa périphérie. Mais les ressources naturelles sont loin d’être le seul enjeu : toute avancée militaire dans cette province pourrait se présenter comme un atout pour les US et les autres au cours des pourparlers politiques à venir. Mais il y a encore plus.

A l’image de leurs congénères irakiens, les Kurdes de Syrie souhaitent étendre  » le territoire sur lequel ils comptent ériger leur future région autonome ». Dans ce cadre Deir ez-Zor serait le pendant de « Kirkouk ». Vendredi, les Kurdes de Syrie ont organisé leur première élection locale dans les régions du nord de la Syrie, franchissant un premier pas dans le sens d’une fédéralisation de la Syrie. La région autonome dont rêvent les Kurdes devrait se dresser dans le nord syrien. Elle inclurait trois provinces à majorité kurdophone du nord soit six communes. Les Kurdes les ont même rebaptisés : la province de Hassaka, rebaptisée en Jazeera, Kobané au nord d’Alep et Tal Abyad à Raqqa rebaptisées en Euphrate et enfin la province de Afrin qui inclut les villes d’Afrin dans le nord d’Alep et d’Al Chahba dans le sud syrien. Le chef des Kurdes de Syrie, Saleh Barhoum qui n’a cessé depuis le début de la guerre contre l’État syrien de souffler le chaud et le froid, reconnait d’ailleurs que les élections en question dont deux autres étapes restent à organiser est « sont un pas destiné à créer en Syrie une démocratie fédérale ».

Et la position russe ?

Depuis le rattachement de la Crimée à la Russie, Moscou a du mal à s’opposer directement aux tentations séparatistes. Une autonome kurde dans le nord et sud est de la Syrie ne peut donc par définition susciter l’opposition de la Russie. Ce qui risque au contraire de se heurter au  » niet russe”, c’est l’alliance américano-kurde en Syrie. Le Kremlin ne tolérera jamais un tas dans l’État syrien, qui plus est, est un « État aux ordres de Washington ».

À présent, les rapports en provenance de l’est de l’Euphrate disent que les paramilitaires des FDS (Forces démocratiques syriennes majoritairement kurdes), épaulées par des experts américains, ont déjà commencé l’exploitation, plus précisément, le pillage des champs pétroliers syriens, si bien qu’elles ont transféré au cours de ces derniers mois des milliers de barils de pétrole vers les frontières de la Turquie, d’où le pétrole syrien pillé par les FDS et leurs alliés américains devra être vendu.

Les experts américains et les paramilitaires kurdes auraient donc pour programme de piller les champs pétroliers de l’est de l’Euphrate dont le champ pétrolier d’al-Omar ; or, dans différentes régions sous contrôle des Kurdes dans les provinces de Hassaké, Deir ez-Zor, Raqqa et Alep, des protestations populaires se poursuivent avec force de sorte que les FDS  ont dû faire appel aux forces américaines pour contrôler la situation.

Lire aussi :Les Kurdes se sont déclarés prêts à négocier sans condition préalable avec le gouvernement syrien

La semaine dernière, les paramilitaires kurdes ont arrêté 58 chefs tribaux de la province de Hassaké qui rentraient d’un rassemblement organisé dans la ville de Deir Hafer dans la province d’Alep. Les tribus de la province de Hassaké sont pour la plupart contre la présence des forces étrangères en Syrie.

Source: Press TV

Syrie: où se positionne la Russie ?

Les appels de Moscou au retrait des forces non syriennes du sud de la Syrie ont été interprétés par des analystes occidentaux et arabes comme un changement de cap de Moscou vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran.

Ils ont conclu que la Russie avait conclu un accord avec Israël et Washington contre l’Iran et les alliés de la Syrie.
Pourquoi les Occidentaux se réjouissent-ils donc d’un « désaccord » entre l’Iran et la Russie en Syrie ?

Philipe Hugon, analyste politique nous répond.

Press TV

Un employé du Croissant-Rouge syrien prend le pouls d’un homme, victime d’une attaque au mortier dans une partie de la ville de Homs, le 10 février 2017. ©Gettyimages

Une nouvelle attaque des chasseurs de la coalition internationale prétendument anti-Daech menée par les États-Unis contre le Rif de Hassaké au nord de la Syrie a fait ce lundi 11 juin plusieurs victimes.

Selon l’agence de presse Fars News, la télévision nationale syrienne a annoncé la mort de 18 civils lors de cette nouvelle attaque.

Les frappes aériennes de la coalition américaine ne cessent d’augmenter dans le cadre de la présumée lutte anti-terrorisme en Syrie et en Irak.

Il y a sept ans, les États-Unis et leurs alliés ont allumé la mèche d’une agression d’envergure contre la Syrie, agression dans laquelle ont été impliqués une cinquantaine de pays. Ces derniers se faisaient passer pour les « amis de la nation syrienne » alors qu’ils ne faisaient que massacrer et détruire dans l’espoir de pouvoir démembrer ce pays.

Source: Press TV

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